Environnement

Le Port : la première ville des DOM-TOM signataire

La Charte « Abeille, sentinelle de l’environnement »

Témoignages.re / 24 novembre 2012

La Ville du Port, sur la côte nord/ouest de l’île de La Réunion devient la 1ère commune des DOM-TOM signataire de la Charte « Abeille, sentinelle de l’environnement » à s’engager pour la sauvegarde des abeilles et la préservation de sa biodiversité, au sein de ce programme national lancé par l’UNAF. L’inauguration du rucher a eu lieu le jeudi 22 novembre en ouverture des festivités de la ville en présence de Jean-Yves Langenier, maire du Port, président du Territoire de la Côte Ouest, Henri Clément, porte-parole de l’Union Nationale de l’Apiculture Française et François Payet, président du SAR (Syndicat des Apiculteurs de La Réunion). Présentation.

JPEG - 29.4 ko

En installant 6 ruches à la Pépinière communale, la Ville du Port souhaite sensibiliser le public à la mortalité croissante des abeilles et à l’urgence de participer au maintien et à la préservation de la biodiversité de l’île.

Le Port, naissance d’une ville-jardin

De la plaine désertique à la ville verte actuelle, le chemin fut long. Plus d’un siècle sépare ces deux images. La Ville du Port, compte aujourd’hui 1.560.000 m2 d’espaces verts, soit 35 à 40 m2 en moyenne d’espaces verts urbains par habitant.

Bien avant l’émergence de la notion de développement durable, la Ville du Port avait intégré dans sa politique la prise en compte de la protection de l’environnement : de l’effort important de végétalisation entrepris depuis 1971, en passant par la maitrise des ressources en eau, jusqu’à l’intégration des préconisations PERENE (performance énergétique des bâtiments).

Pour la sauvegarde et le développement des abeilles sur le territoire communal Portois

Fidèle à une politique engagée en matière de développement durable, la commune du Port est consciente du rôle primordial de l’abeille dans la sauvegarde de la richesse de la biodiversité végétale à travers son rôle de pollinisateur.

Le soutien de la Ville à ce programme national permettra de mettre en place des actions pédagogiques autour de la vie du rucher, notamment pendant les Journées nationales APIdays qui se tiennent chaque année en juin. Un grand rendez-vous festif, ludique et pédagogique autour des ruches « Abeilles, sentinelle de l’environnement » qui se déroule dans plus de 50 villes françaises.

Les chiffres clés de l’apiculture à la Réunion

• Nombre d’apiculteurs déclarés à la DSV : 500.

• Nombre de ruches déclarées à la DSV : 12.400.

• Production de miel : 150 à 200 tonnes/an, dont 70% de miel de Baies Roses, 10% de miel de Letchis, 10% de miel de Forêt et 10 % de miel fr toutes fleurs.

• Consommation : 350 à 400 tonnes/an.

• Importation : 150 à 200 tonnes/an ( Europe, Argentine et Hongrie).

Les apiculteurs professionnels sont au nombre de 168, mais ils possèdent plus de 70% des ruches et produisent plus de 80% de la production totale. Seul 9 apiculteurs ont plus de 150 ruches et tirent potentiellement leur revenu exclusivement de l’apiculture.
Témoin et victime de la dégradation de notre environnement l’abeille, première ouvrière de la biodiversité, est en danger…

Apparue avec les plantes à fleurs, l’abeille existe sur notre planète depuis plus de 80 millions d’années. Aujourd’hui, plus de 80% de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs.

Ainsi, près de 20.000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles. Près de 40% de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux…) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles.

Pourtant, aujourd’hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage…).

L’Union Nationale de l’Apiculture Française se bat depuis des années pour faire de la protection des abeilles une cause écologique nationale. Les colonies connaissent aujourd’hui un taux de mortalité anormalement élevé de 30% par an (en moyenne 300.000 colonies disparaissent tous les ans depuis 1995 en France).
« Abeille, sentinelle de l’environnement »

Lancé par l’UNAF, en décembre 2005, le programme « Abeille, sentinelle de l’environnement » est un programme national, à but non lucratif, de sensibilisation et d’information sur la sauvegarde de la biodiversité végétale à travers la protection des abeilles, en étroite collaboration avec des partenaires locaux publics ou privés.

Ce combat revêt pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française, un enjeu stratégique environnemental et économique qui va bien au-delà du monde des apiculteurs : « en protégeant les abeilles, nous assurons l’avenir tout entier de notre planète et des générations futures », expliqu e Henri Clément, Porte-parole de l’UNAF.

La sauvegarde de l’abeille est un enjeu stratégique qui va bien au-delà du monde des apiculteurs… car l’abeille œuvre pour nous chaque jour et pose des questions essentielles. Quelle agriculture ? Quel environnement ? Quelles relations Homme/nature ?
Pour en savoir plus 

• Le Port : www.ville-port.re

• La Charte et le programme « Abeille sentinelle de l’environnement » : www.abeillesentinelle.net


Kanalreunion.com