Environnement

Le principe de la responsabilité commune mais différenciée réaffirmé

Rio+20 : "L’avenir que nous voulons"

Témoignages.re / 23 juin 2012

Pour les pays en développement, un point essentiel est préservé dans les 49 pages de la déclaration finale de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, celui du respect du principe de la responsabilité commune mais différenciée.

20 ans après le Sommet de la Terre de Rio qui déboucha notamment sur le Protocole de Kyoto, les délégués de plus de 190 pays se sont retrouvés dans la ville brésilienne pour tenter d’élaborer une nouvelle étape dans la marche vers une alternative à un modèle destructeur.
Mise au point à la veille de l’arrivée des chefs d’État et de gouvernement mardi, la déclaration finale suscite des réactions contrastées. Du côté des ONG, c’est la déception, Greenpeace allant même jusqu’à parler de « charte de pollueurs ». Pour leur part, les responsables de l’ONU jugeaient le texte satisfaisant à condition que les engagements contenus dedans soient respectés. L’écart dans les points de vue s’explique par l’absence de mesures légalement contraignantes. Une absence expliquée, selon l’ONU, par la difficulté d’arriver à un accord unanime signé par plus de 190 pays aux intérêts forcément divergents.
La délégation de la Chine, un des principaux pays en développement, est revenue sur les principaux points actés dans la déclaration finale de la Conférence de Rio des Nations Unies sur le développement durable.
Le document de 49 pages réaffirme "le principe d’une responsabilité commune mais différenciée", un point majeur pour le G77+Chine, et qui reflète la plupart de leur demande, indique Chi Fulin, président de l’Institut de la réforme et du développement de la Chine.
Pour sa part, le Premier ministre de la Chine, Wen Jibao, dit que « les pays doivent partager des responsabilités communes dans la protection de notre planète tout en reconnaissant qu’ils sont à des différentes étapes et niveaux de développement ».
Le responsable chinois a rappelé les efforts faits par son pays pour aller vers une économie plus respectueuse de l’environnement, tout en précisant que la Chine a encore 100 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Aux côtés de l’Inde, la Chine est un des principaux défenseurs du plan d’action adopté à Rio, indique Ma Jun, chercheur à l’Académie des sciences militaires de l’armée populaire de libération. C’est une des conclusions de la rencontre entre Wen Jibao et son homologue indien, Manmohan Singh.

50 milliards de dollars pour l’autonomie énergétique

Le secrétaire général des Nations Unies s’est félicité du lancement par 50 gouvernements d’une nouvelle initiative en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Ce fonds sera abondé par des investisseurs privés à hauteur de 50 milliards de dollars. Intitulée "Energie durable pour tous", l’initiative court jusqu’en 2030.


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