Environnement

Non au fossile, non au nucléaire, oui à 100% d’énergies renouvelables

Plus les cantonales se rapprochent, plus les dégâts des démolisseurs de l’UMP se révèlent

Céline Tabou / 16 mars 2011

À l’heure où les débats planétaires se portent sur les dangers de la production d’électricité à partir de l’énergie nucléaire, La Réunion est silencieuse. Notre pays était pourtant jusqu’à l’an dernier porteur d’une alternative sans aucun risque pour la population : l’autonomie énergétique avec 100% d’énergies renouvelables. Dès que l’UMP a eu la Région entre ses mains, Didier Robert a cassé le projet, ce qui oblige les Réunionnais à utiliser des énergies polluantes et dangereuses. Autre conséquence, les Réunionnais ne peuvent plus contribuer à la résolution d’un problème mondial.

Le Plan Régional des Énergies Renouvelables et de l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie (PRERURE) adopté en 2003 s’appuie sur la valorisation de six énergies renouvelables : géothermie, éolienne, photovoltaïque, hydraulique, bagasse et bois énergies. Ce plan a développé une stratégie répondant à l’augmentation de la demande en énergie, à la hausse démographique et à la question de l’emploi. C’est donc un des leviers du développement durable. Mais il a été démoli par l’UMP.

Pollution et destruction de l’environnement

La géothermie, l’éolien, le photovoltaïque, l’hydraulique, la bagasse et le bois énergies n’ont, à la différence des énergies fossiles, telles que le pétrole, le charbon et l’uranium, pas de conséquences majeures sur les populations et l’environnement. Les centrales thermiques au charbon et aux hydrocarbures ont non seulement des répercussions environnementales, mais elles conduisent à une dépendance à l’égard des producteurs de ressources notamment le gaz, le pétrole et le charbon.
Ces sources d’énergie fossiles sont épuisables et à l’origine d’une pollution de l’air, notamment les pluies acides, de plus, la combustion du carbone produit du Co2, qui est l’un des principaux gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique.
Les démarches d’autonomie énergétique notamment avec le PRERURE permettaient une réelle « restructuration du secteur énergétique combinant à la fois le développement de nouvelles activités, de nouvelles filières et l’abandon de certains équipements de production thermique », dont ceux brûlant des dérivés du pétrole. Les différents projets développés sous l’impulsion de l’ancienne équipe à tête de la Région auraient permis à La Réunion, d’ici 2025, d’atteindre l’autonomie énergétique. Quelques équipements de production thermique restés sur l’île se répercutant sur une diminution des émissions de Co2, et une facture moindre pour les usagers.

Céline Tabou


Débat sur les normes au Japon

Le débat provoqué autour de la centrale nucléaire Fukushima a largement dépassé les frontières du Japon.
La construction de cette centrale nucléaire a bénéficié de normes supérieures aux normes ordinaires d’installation, car l’usine est dans une zone sismique dense. Ces précautions exceptionnelles n’ont pas résisté aux conséquences sismiques et au tsunami qui a frappé vendredi 11 mars le Japon.
Les déclarations du chef adjoint du Centre de Tchernobyl pour la sécurité nucléaire, Valéri Glygalo a expliqué à l’Agence France Presse que « les réacteurs japonais sont modernes et conçus spécialement pour des zones sismiques, même si ce qui s’est passé a outrepassé les normes. Il n’y aura pas de conséquences graves comparables à celles de Tchernobyl ». Malgré les précautions qui procèdent une bonne intention et gouvernance, les solutions humaines n’ont pas résisté aux conséquences des phénomènes naturels extrêmes.


Quelles normes pour la route à six voies sur mer ?

À La Réunion, Paul Vergès, le Parti communiste réunionnais, l’Alliance et bien d’autres acteurs économiques et politiques avaient ouvert le débat sur les précautions à prendre face à un danger qui menace autant La Réunion que les tremblements de terre le Japon : les cyclones. Cela signifie se demander quelles sont les normes à définir pour anticiper des phénomènes dont la violence peut dépasser tout ce que nous avons connu.
De plus, un programme de développement durable a été envisagé pour s’étaler sur un demi-siècle, particulièrement, le débat sur les conditions de production de l’énergie et celui sur le mode de transport, aujourd’hui très consommateur d’énergie.
La nouvelle équipe à la Région a, non seulement, stoppé le projet du Tram Train, mais a également décidé de modifier le projet de la route du littoral, pour en faire une route à six voies, alors même que les études sur la houle notamment avaient montré combien il serait difficile de faire passer une route à quatre voies sur la mer.
Pris dans sa com’, l’UMP a manifestement oublié la réalité. Et elle compte sur les Réunionnais pour payer tous les dépassements issus de ces errements.
La situation japonaise approfondit la réflexion sur la nécessité de prendre en compte les changements climatiques mais aussi les précautions et normes à mettre en place afin d’éviter les conséquences de telles catastrophes.
Or, pour ce qui concerne la route du littoral voulue par Didier Robert, il n’y a pas de prise en compte de la nécessaire évolution des normes en fonction d’une réalité constamment remise en cause.
Et chacun sait que l’affichage ne pèsera pas grand-chose face à la force de la houle amplifiée par les effets du changement climatique.


Kanalreunion.com