Environnement

Pétrole et nucléaire : des énergies trop dangereuses

L’UMP persiste dans une politique énergétique suicidaire

Manuel Marchal / 13 septembre 2011

Quelques mois après la catastrophe de Fukushima et le maintien de la politique énergétique française dans le nucléaire, et quelques jours après les communiqués se félicitant de la découverte de pétrole au large de la Guyane, deux événements rappellent combien les choix de l’UMP sont dangereux pour la population. À Marcoule en France et à Nairobi au Kenya, le nucléaire et le pétrole ont encore tué.

Marcoule : un mort à cause du nucléaire

Un grave accident a eu lieu sur un des sites pionniers de l’industrie nucléaire en France. Une explosion a fait un mort et des blessés à Marcoule. Officiellement, pas de fuite radioactive, mais peut-on croire le gouvernement d’un pays dont la justice a décidé d’un non-lieu sur les conséquences de Tchernobyl, la plus grande catastrophe nucléaire de l’histoire ?

Hier à Marcoule dans le Gard, un four servant à traiter des déchets radioactifs a explosé en faisant un mort. Plusieurs autres personnes sont blessées. Cet accident intervient quelques jours après la décision de la justice de classer l’affaire relative aux conséquences de Tchernobyl. Elle frappe un site pionnier d’un pays qui a tout misé sur le nucléaire pour assurer son approvisionnement énergétique.
Le site de Marcoule a plus de 50 ans, et c’est là qu’ont été construites les plus importantes armes de destruction massive contenues dans l’arsenal français. Trois réacteurs nucléaires sont arrêtés mais toujours pas démantelés.
C’est également là que sont installées des infrastructures de traitement des déchets nucléaires radioactifs. C’est un four chargé de traiter ce type de déchet qui a explosé hier.
Six mois après la catastrophe de Fukushima, le nucléaire a tué en France. Aussitôt, le gouvernement a annoncé qu’aucune fuite n’a été détectée, mais que pèse cette parole quand on voit comment ont été traitées les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ?
Le nucléaire rappelle sa dangerosité et son potentiel de destruction. Et que faire des déchets usagers mais polluants pendant de nombreuses années ?
Ce sont tous ces problèmes que les énergies renouvelables permettent de résoudre : pas de radioactivité, pas de déchet radioactif et pas de région entière à évacuer en cas d’accident sur une installation de production.

M.M.


Explosion d’un pipe-line : au moins 120 morts

Au lendemain de l’annonce de découverte de pétrole au large de la Guyane, et de la volonté du gouvernement d’exploiter cette ressource si cela est possible, la capitale du Kenya a été durement frappée par une catastrophe liée au pétrole. Une fuite de pétrole a provoqué l’explosion d’un oléoduc, rappelant combien le pétrole est dangereux pour la population et son environnement. Voici un compte-rendu fait par la BBC :

La police kényane confirme 120 morts et 109 blessés, hospitalisés pour des brûlures graves.
Le drame s’est produit dans une zone industrielle, au coeur d’un bidonville surpeuplé de Nairobi.
Le quartier est bouclé par la police et les pompiers aspergent l’oléoduc de mousse chimique pour contenir le feu.
L’oléoduc traverse le bidonville densément peuplé de Sinaï, qui s’étend du centre de Nairobi jusqu’à l’aéroport de la capitale kényane.
Selon journaliste de la BBC, Hassan Lali, la scène de l’explosion est atroce : des corps brûlés, parfois réduits à l’état de squelettes jonchent les lieux.
Des victimes ont été retrouvées dans un cours d’eau voisin, où elles auraient sauté pour tenter d’échapper aux flammes.
Selon certaines informations, l’explosion pourrait avoir été causée par une cigarette, jetée dans un égout à ciel ouvert.
Il se serait rempli d’essence, suite à une fuite dans une cuve de carburant dans un dépôt voisin appartenant à la Kenya Pipeline Company.
C’est ce qu’a déclaré, à l’agence de presse britannique Reuters, le porte-parole de la police, Charles Owino.
Des habitants du bidonville affirment que de nombreuses personnes s’étaient précipitées pour récupérer l’essence qui fuyait.
Un résident du quartier, Joseph Mwego, cité par l’Agence France-Presse, a déclaré : « il y a eu grand boum, une forte explosion, et la fumée et les flammes sont montées dans le ciel ».
Tout aurait été brûlé dans un rayon de 300 mètres, selon des témoins.
Ils précisent que des cases à toits de tôle étaient construites juste au bord de l’oléoduc.
Il ne s’agit pas du premier drame de ce genre au Kenya : en 2009, plus d’une centaine de personnes avaient trouvé la mort en tentant de récupérer de l’essence dans un camion-citerne accidenté, dans l’ouest du pays.


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