Environnement

Pluies bénéfiques au mois mai à La Réunion

Etat des ressources en eau

Témoignages.re / 21 juin 2017

Un début de saison sèche à La Réunion est plutôt favorable aux ressources en eau, indique le dernier bulletin de l’Office de l’eau Réunion publié hier.

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La pluviométrie du mois de mai affiche un bilan mensuel largement excédentaire (+50 %). Des alizés soutenus arrosent copieusement la côte sud-est de l’île, tandis que la frange allant du Port à Saint-Leu reste fortement déficitaire.

En ce qui concerne les cours d’eau, une nette amélioration des débits est observée dans l’ensemble. Les débits médians augmentent entre avril et mai sur 8 des 10 stations de mesure retenues. Seules les stations de la Rivière Saint-Denis et du Bras Noir à la Plaine des Palmistes affichent une tendance à la baisse ; l’écart aux normales saisonnières est faible, respectivement -10 % et -2 %.

Malgré une augmentation des débits médians, les stations de la Rivière des Marsouins et de la Rivière Langevin restent en état déficitaire, avec des écarts respectifs de -40 % et -18 %. Ailleurs, l’état de la ressource est excédentaire à fortement excédentaire.

En ce qui concerne les nappes souterraines, plusieurs forages des secteurs nord, est et sud présentent un état fortement déficitaire.

Au nord, les ressources en eau souterraine sont déficitaires à Sainte-Marie et fortement déficitaires à Saint-Denis, avec des écarts respectifs de -12 % et -67 %.

A l’est, l’état de la ressource est moyen à Saint-Benoît et à la Plaine des Palmistes, malgré une baisse des niveaux des nappes. Par ailleurs, des déficits importants persistent à Saint-André, nonobstant une amélioration des niveaux d’eau.

Le secteur du Port à Saint-Leu affiche un état globalement excédentaire, malgré une tendance à la baisse des niveaux d’eau. Seule la nappe de Saint-Gilles demeure fortement déficitaire en dépit d’une légère amélioration constatée. Le forage Chemin Carosse dépasse le minimum connu pour un mois de mai.

Enfin, la situation dans le secteur sud est déficitaire à fortement déficitaire. L’état de la ressource reste déficitaire dans la nappe des Cocos. Les nappes du Gol et de Saint-Pierre sont fortement déficitaires.

Les déficits persistent dans les nappes malgré des événements pluvieux soutenus en février et mars et une pluviométrie excédentaire au mois de mai. Ce décalage illustre une fragilité de la ressource liée à un retard significatif des écoulements souterrains, d’une part et aux recharges insuffisantes de ces six dernières années, d’autre part.