Environnement

Quel avenir pour les récifs coralliens ?

Comité national de l’IFRECOR sur le Marion Dufresne

Manuel Marchal / 25 mai 2016

Le Marion Dufresne accueille le Comité national de l’IFRECOR, Initiative française pour les récifs coralliens. Responsables politiques et scientifiques venus de plusieurs régions du monde ont notamment à l’ordre du jour la préparation de la co-présidence franco-malgache de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens. Les débats se poursuivront jusqu’à vendredi à bord du bateau des TAAF, stationné au large de l’entrée du Port Ouest.

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Les travaux se déroulent à bord du Marion Dufresne, situé au large du Port Ouest.

L’IFRECOR est une déclinaison de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens fondée par 8 États (Australie, Etats-Unis, France, Jamaïque, Japon, Philippines, Royaume-Uni et Suède). Elle regroupe aujourd’hui 80 sur les 100 pays concernés par ces ressources naturelles. Elle se rassemble des gouvernements, des ONG, des institutions scientifiques. Son but est d’inverser la tendance à la dégradation des récifs coralliens. À partir du mois prochain, l’Initiative internationale sera co-présidée par la France et Madagascar.

Ministères, ONG et scientifiques

Ces récifs constituent une réserve de biodiversité de premier ordre, car ils créent un écosystème très riche. Des millions de personnes tirent de ces constructions naturelles leurs moyens de subsistance. Mais avec le réchauffement global des océans, ces récifs se fragilisent. C’est le phénomène de blanchissement des coraux, au-delà d’une exposition prolongée à une température supérieure à 30 degrés.

Mardi constituait la séance inaugurale du Comité national de l’Initiative française pour les récifs coralliens. Elle s’est déroulée en présence de la préfète des Terres australes et antarctiques françaises, de l’ambassadeur de France à la coopération régionale dans l’océan Indien, de représentants des comités locaux de l’IFRECOR venus des Antilles, de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna. Plusieurs ONG internationales étaient représentées, dont le WWF et l’UICN, ainsi que des institutions scientifiques comme le CNRS ou l’IFREMER et des membres des ministères concernés.

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Rijasoa Fanazava, directeur de la préservation de la mer au sein du ministère des Ressources halieutiques et de la Pêche de Madagascar.

Pour une gestion durable

Madagascar était représentée par Rijasoa Fanazava, directeur de la préservation de la mer au sein du ministère des Ressources halieutiques et de la Pêche.

La séquence d’ouverture a permis de rappeler les enjeux de la protection des récifs coralliens et de décliner, du point de vue de la France, la feuille de route de la prochaine présidence de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens.

Le plan d’actions présentés vise en particulier à s’inscrire dans l’objectif 14 des ODD : « Préserver et utiliser de manière durable les océans, mers et ressources marines pour le développement durable ». Il s’agira également de continuer sur la dynamique de la COP21 qui a vu l’adoption puis la signature de l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Les débats vont se poursuivre jusqu’à vendredi à bord du Marion Dufresne. Dans sa prochaine édition, Temoignages reviendra plus en détail sur un phénomène lourd de conséquences commun à tous les récifs coralliens : le blanchissement des coraux.

M.M.


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