Environnement

Rio+20 : les peuples attendent une issue au Sommet

Dans moins d’un mois, le Sommet de la Terre

Céline Tabou / 26 mai 2012

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies a exprimé jeudi 24 mai, sa frustration devant la lenteur des négociations sur un projet de document final pour la prochaine Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20).

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a exhorté les pays membres de l’organisation à avoir une vision d’ensemble pour un avenir durable. Plus de 130 chefs d’État et de gouvernement se réuniront à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 juin, afin d’adopter de nouvelles mesures et politiques destinées à promouvoir un développement durable synonyme de prospérité, d’éradication de la pauvreté et de protection de l’environnement.

« La négociation est terriblement lente »

Moins d’un mois avant le sommet historique de Rio de Janeiro, les pays membres mènent des tractations sur le texte du document à présenter lors du Sommet. Face au peu d’avancées, les négociateurs ont prolongé les pourparlers jusqu’au 2 juin.
S’il n’y a toujours pas d’accord pour cette date, l’ultime alternative se décidera lors de la dernière série de négociations lors du sommet lui-même. « Mon message est que ce n’est pas le moment d’argumenter sur les petits, petits points ; ne perdons pas de vue la perspective générale », a exhorté le secrétaire général, dans son communiqué.
En effet, comme l’a indiqué le ministre brésilien des Affaires étrangères, Antonio Patriota, le plus grand défi pour le prochain sommet Rio+20 était de parvenir à un consensus et de concilier les intérêts multiples de chacun ».
Or, tous les États ne sont pas prêts à remettre en cause leur modèle de développement économique, ni leur schéma environnemental.

Des perspectives développées

Dès novembre 2011, des recherches théoriques sur l’économie verte ont été mises en pratique. Les gouvernements et hommes d’affaires ont pris des mesures pour accélérer la transition mondiale vers une économie verte, « sobre en carbone, économe en ressources naturelles et socialement inclusive », a indiqué Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP).
De la Chine à la Barbade, en passant par le Brésil et l’Afrique du Sud, les États nations se mobilisent pour élaborer des stratégies et des activités favorisant une économie verte au sein de leur pays. Comme l’a déclaré Ban Ki-moon, les États doivent s’efforcer à « aboutir à un bon résultat, un résultat concis, ambitieux, mais concret et réalisable ». 
En effet, dans un communiqué de presse, le secrétaire général a expliqué que « Rio offre une opportunité unique à l’échelle d’une génération de repartir à zéro et d’ouvrir la voie à un nouvel avenir où les dimensions économique, sociale et environnementale de la prospérité et le bien-être de l’humanité seront à parts égales ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com