Environnement

Sainte Suzanne reconnue pour son Agenda 21

L’action récompensée

Céline Tabou / 5 mars 2013

En présence des représentants des services de la mairie, de la CINOR, des entrepreneurs présents sur le territoire, des associations, de la société civile et des élus de la majorité, Maurice Gironcel a annoncé l’obtention par la commune de la reconnaissance nationale pour son Agenda 21 Local.

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Candidate depuis le 16 juin 2012, la ville de Sainte-Suzanne bâtit un dossier à partir de sa « politique forte en faveur du développement durable », notamment en matière d’aménagement du territoire, en lien avec les cinq finalités de l’Agenda 21. Sébastien Mariotti de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL), présent à l’occasion de cette conférence de presse, a indiqué que « Sainte Suzanne est la première commune à avoir reçu cette reconnaissance » grâce à sa politique environnementale et son application de l’Agenda 21.

Une politique d’adaptation et d’aménagement

La commune est parvenue à répondre aux exigences de ce dispositif que sont la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, des milieux et ressources, le renforcement de la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et générations, la contribution à l’épanouissement de tous les êtres humains et l’évolution vers des modes de production et de consommation responsables. En effet, le 9 octobre 2012, au cours d’un échange avec les services du Ministère du Développement Durable, le jury d’experts a acté les démarches de la commune de Sainte-Suzanne. Après un débat «  à bâtons rompus, le jury a apprécié et souligné la qualité du projet porté et animé par la Commune  », a expliqué Maurice Gironcel.

Le maire a rappelé « la reconstruction de la ville sur la ville » , dans les années 1990, avec notamment la construction de logement permettant la cohésion familiale et sociale, ainsi que la préservation et la protection des terres agricoles avec toutes leurs biodiversités. Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, «  la ville est bien souvent citée comme exemplaire et un modèle à La Réunion  », car le territoire abrite le 1er projet réunionnais de ferme éolienne (37 fermes) mais aussi une installation de stockage de déchets non inertes (ISDEN) qui contribuent à la diminution de l’utilisation de l’énergie fossile. Adhérente de l’Agence Régionale de l’Energie Réunionnaise (ARER), la ville a pu « mettre en place des structures de conseil et d’accompagnement sur beaucoup de projets portant sur l’Energie » , a expliqué le maire.

Dans la démarche de l’Agenda 21, la ville de Sainte-Suzanne a obtenu deux Rubans de Développement Durable, pour les périodes 2009-2011 et 2011-2013, pour « toute sa démarche énergie renouvelable et pour avoir atteint l’autosuffisance énergétique 22.000 habitants ». Maurice Gironcel a indiqué que la commune « ambitionne d’être encore lauréate pour la période 2013-2015, pour laquelle le dossier est en cours de constitution » . Le projet politique de la mairie a été reconnu "Agenda 21 local France". Il s’agit d’une reconnaissance nationale, prononcée pour 3 ans, qui consacre l’engagement communal et « la justesse de notre combat politique cristallisé dans notre slogan "Ensemble pour un Développement Solidaire et Durable" ».

30 ans d’une politique gouvernementale

Maurice Gironcel a indiqué que «  cette reconnaissance nationale vient couronner et récompenser plus de trente ans d’un travail acharné pour corriger les exactions du passé, établir le projet du présent et se projeter dans un avenir durable  ». L’objectif de la commune sera de «  tendre vers l’excellence permanente  », d’autant plus que pour l’ancien maire de la Commune, Lucet Langenier a lancé « les grands programmes de développement, à partir de 1980 ». Parmi lesquels le littoral de Sainte-Suzanne a été équipé, en 1983, d’un éclairage alimenté par l’énergie solaire. 

De son côté, Patricia Coutandy, Adjointe déléguée à l’Agenda 21, a expliqué : « on a des solutions à l’heure du débat sur la vie chère et notamment la hausse du prix des carburants, qui impose que l’on arrive à l’autonomie énergétique » , à travers la mise en place de l’Agenda 21 local qui permet de tendre vers l’autonomie énergétique et alimentaire, comme le stipule le courrier de reconnaissance du Ministère du Développement Durable.

Maurice Gironcel a également rappelé le travail du sénateur Paul Vergès, qui a rapporté la proposition de loi visant à créer l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique. Artisan de la prise de conscience des effets du changement climatique, l’ONERC a vocation à collecter et de diffuser l’information liée aux changements climatiques, à produire des recommandations pour la prévention et l’adaptation afin de limiter et mieux gérer les risques liés à ces changements et à coordonner ces actions d’adaptation en France, et préparer un cadre stratégique global dans le cadre du Plan climat.

Céline Tabou

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