Environnement

Vers des bâtiments économes en énergie

L’université, acteur du développement durable

Témoignages.re / 20 octobre 2009

Hier, l’université a inauguré le nouveau bâtiment de l’administration centrale. Un exemple de construction adapté au climat de l’île et économe en énergie suivant le programme PERENE. L’université contribue ainsi à l’objectif d’autonomie énergétique.

L’Université de La Réunion a inauguré hier le bâtiment de l’administration centrale au campus du Moufia. Ce bâtiment, en service depuis janvier 2009, est l’exemple de l’engagement de l’université en faveur du développement durable. Il a été sélectionné dans le cadre d’un Programme expérimental sur la performance énergétique (PERENE) des bâtiments outre-mer. Objectif, réaliser des économies d’énergies et réduire l’impact sur l’environnement en construisant des bâtiments adaptés au climat et qui respectent les règles de conception thermique. L’université elle-même, via le laboratoire de physique des bâtiments, a participé à l’élaboration de PERENE, ainsi que l’ADEME, l’ARER, EDF...
Ce nouveau bâtiment a coûté 7,963 millions d’euros, dont 6,57 millions d’euros financés par l’Etat (compétent dans ce domaine), 762.000 euros par la Région, 131.000 par la commune, 500.000 euros par l’université.
Tout a été pensé pour permettre de diminuer de moitié la consommation d’énergie par rapport à un bâtiment classique. La conception thermique d’abord grâce aux isolants sur les toitures et les façades, les écrans et espaces d’air ventilés, la protection des ouvertures par des brise-soleil. La ventilation naturelle ensuite, avec de larges ouvertures sur les façades Nord et Sud pour bénéficier des courants d’air et de l’éclairage naturel, de petites ouvertures vitrées côté Est et Ouest pour éviter l’entrée de la chaleur. Les espaces communs ne sont pas climatisés. L’éclairage est localisé sur les postes de travail, le mobilier est placé de façon à favoriser l’éclairage naturel.

Un campus à zéro émission de carbone

Dans le droit-fil de l’objectif d’autonomie énergétique et du projet GERRI, l’université veut se positionner en tant qu’acteur et moteur du développement durable. Depuis 20 ans, elle fait des efforts en matière de formation, de recherche et de politique patrimoniale.
Le nouveau bâtiment administratif est un exemple parmi d’autres d’actions pour la maîtrise de l’énergie. Grâce à une meilleure gestion, l’université a réduit de 10% sa consommation annuelle d’électricité. Les bâtiments neufs sont réalisés selon les normes Haute Qualité Environnementale et le référentiel PERENE, l’université accueille le premier bâtiment à énergie positive des DOM (consomme 3 fois moins d’énergie et produit une fois et demie sa consommation grâce au photovoltaïque), l’IUT de Saint-Pierre est un site pilote pour la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables. Le site du Tampon pourrait devenir le premier campus à zéro émission de carbone, et les toitures de l’université vont être recouvertes de panneaux photovoltaïques.
Dans le domaine de la formation, l’université diversifie son offre sur la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables. Ainsi le DUT génie civil, la Licence professionnelle, la Licence sciences de la construction, urbanisme, environnement ou encore le Master espace construction et réseaux. Un troisième département de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Réunion Océan Indien devrait voir le jour pour la construction durable et l’environnement.
Enfin, les laboratoires de recherches, tels que le laboratoire Géosciences, le laboratoire Electronique énergétique et procédés, travaillent en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie.

(Textes et photos EP)


Kanalreunion.com