Quel avenir

Inauguration de l’Hôpital de jour de Sainte-Suzanne

La Haute Qualité Environnementale au service de la santé

Témoignages.re / 8 septembre 2012

Ce mardi 4 septembre 2012 a été inauguré l’Hôpital de jour de Sainte-Suzanne, en présence de Patrick Gras, Directeur de l’Établissement public de santé mentale de La Réunion, Gérald Incana, Président du Conseil de surveillance, et Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne, ainsi que de nombreux élus de Sainte-Suzanne et les personnels de l’hôpital.

L’Hôpital de Jour pour Adultes de Sainte-Suzanne constitue l’une des unités fonctionnelles du secteur de Psychiatrie Adultes Est, lequel est intégré au pôle Est d’activité clinique. L’Hôpital de jour accueille toute personne âgée de plus de 16 ans résidant principalement dans le secteur de Sainte-Suzanne et de Sainte-Marie, sortie de l’intra hospitalier, ou n’ayant consulté qu’en centre médico-psychologique. La prise en charge se fait sur prescription médicale et en fonction de la pathologie présentée, il peut y avoir des prises en charge en groupe, mais également des prises en charge individuelles. Diverses activités sont proposées afin de servir d’intermédiaire dans la relation thérapeutique (atelier dessin, peinture, musique, esthétique…).
L’Hôpital de jour de Sainte-Suzanne est installé dans une structure d’environ 360 mètres carrés, au cœur du centre-ville, et a été conçu dans le respect des critères de durabilité des futures constructions en tenant compte de certains critères de la norme HQE (Haute Qualité Environnementale).
La création d’un nouvel hôpital de jour à Sainte-Suzanne se justifie par une nécessité de répondre aux demandes sans cesse croissantes d’une population grandissante, ainsi qu’une amélioration des soins.

Correspondant

« L’aboutissement d’un travail de fond »

Voici le discours prononcé mardi lors de l’inauguration par Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne.

« Je suis heureux aujourd’hui, non seulement en tant qu’élu, mais surtout en tant qu’homme, en tant que membre d’une communauté de citoyens, de procéder à l’inauguration de ce nouveau centre de soins de santé mentale.

En tant qu’élu, tout d’abord, car cet hôpital de jour est l’aboutissement d’un travail de fond qui a nécessité la mobilisation de nos ressources collectives : choix du terrain, accomplissement des formalités indispensables, concertation avec les partenaires.

En tant qu’homme, ensuite et surtout, parce que, aujourd’hui, j’ai la sensation que nous avons tous accompli quelque chose d’important. La Commune a, en effet, un rôle à jouer pour le bien-être du plus grand nombre.

Avec la loi de 1990 pour la protection des personnes contre les discriminations, on ne parle plus de psychiatrie, mais de santé mentale. Ce qui nous situe désormais dans une logique plus globale de prise en charge médicale, mais aussi sociale des patients. Si, pendant de très longues années, l’enfermement et l’isolement des malades ont été la règle, et même si, aujourd’hui, les préjugés ont encore la vie dure, nous constatons avec satisfaction le développement de la prise en charge en milieu ouvert.

En matière de gestion de la ville, l’intérêt général doit prévaloir et le maire que je suis a une mission de service public. Je souhaiterais ici rappeler la théorie de Rawls sur le « contrat social » : « Chaque individu, ignorant quel sera son avenir social, a tout intérêt à faire un choix rationnel de prudence, dans l’hypothèse où il serait un jour condamné à vivre lui-même au bas de l’échelle sociale ». Conscients que l’implantation de cette structure au cœur de la ville pourrait susciter la méfiance de certains riverains, nous jouerons la transparence tout en travaillant avec les associations de quartier.

Cette inauguration entre dans une approche globale de la santé sur le territoire de Sainte-Suzanne.

Notre Commune est, en effet, l’une des premières “Action de cohésion sociale urbaine” (ACSU) à avoir mis en place un Atelier Santé Ville (ASV) à La Réunion. Il a permis, à partir d’une enquête effectuée auprès des habitants et des professionnels de la santé, d’établir un Plan local de santé publique, validé pour la période 2011-2013. Il en ressort la nécessité de créer des services de proximité pour renforcer la prévention et le dépistage sur les addictions, la sexualité, l’alimentation. Pour ce faire, des lieux cibles ont été déterminés : le centre-ville, les quartiers prioritaires, les mairies annexes, la Place du marché forain, l’utilisation d’un Bus Santé, voire des moments forts tels que les manifestations sportives et culturelles.

Dans notre société réunionnaise en crise et en constante évolution, nous avons un devoir d’éducation, de “guidance”, essentiel, pour construire le futur adulte, le citoyen de demain. »


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