Tourisme

Fréquentation hôtelière : - 11,6%

Conséquence de la crise qui touche l’Europe

Témoignages.re / 26 août 2009

Avec une baisse de 18%, c’est l’Ouest qui prend le plus gros choc. Nul doute que l’impact de la crise économique explique cette chute de la fréquentation, qui est commune aux autres destinations de l’océan Indien qui ont une clientèle importante venant d’Europe. La diversification de la provenance des touristes est un moyen d’atténuer l’impact de cette crise.

La fréquentation des hôtels en juin est traditionnellement la plus faible de l’année, celle de 2009 ne déroge pas à la règle. Avec 38.400 nuitées passées au sein de l’hôtellerie classée réunionnaise, la fréquentation est à son plus bas niveau depuis le début de l’année, mais aussi, tous mois confondus, depuis 2005. Sur le seul mois de juin, la baisse est de 25% par rapport à 2008. C’est surtout l’Ouest qui est touché par la baisse, indique l’INSEE. Selon l’institut de la statistique, la diminution du nombre de nuitées cumulée à une offre plus abondante explique en partie la chute du taux de fréquentation (41% en juin 2009 contre 50% en juin 2008).
Sur l’ensemble du premier semestre, la fréquentation diminue de 11,6% comparativement à 2008 (- 1,1% par rapport à 2007). Le taux d’occupation, qui s’élève à 53,9% sur la période, est pour sa part inférieur de 4 points à celui de 2008 et de 0,9 point à 2007.
L’INSEE note aussi que sur la même période, la fréquentation des hôtels classés de 0 à 2 étoiles demeure stable par rapport à l’année précédente. Les catégories 3 et 4 étoiles subissent, quant à elles, une forte baisse du nombre de nuitées, respectivement de 13% et 24%.
L’institut de la statistique relève que la baisse de fréquentation affecte l’ensemble de La Réunion ce premier semestre, mais que son ampleur est variable d’une région à l’autre. Elle demeure modérée au Nord et dans le Sud (respectivement - 4% et - 3%), mais devient substantielle dans l’Ouest de l’île (-18 %).

S’ouvrir sur d’autres continents

Dans le contexte de crise économique que connaît le monde, une telle baisse n’est pas étonnante. La plus grande partie des touristes vient en effet d’Europe, or, l’Europe est touchée de plein fouet par la crise. Et quand l’incertitude du lendemain prédomine, les lointaines destinations touristiques en font les frais.
D’autres parties du monde sont moins touchées par ce phénomène de crise. Ainsi, Emirates a prévu d’ajouter deux vols hebdomadaires aux sept qu’elle exploite déjà entre Dubaï et Maurice.
Cet exemple montre l’importance de diversifier la provenance des touristes à La Réunion. Nul doute qu’un accès plus facile de notre pays aux touristes venant d’Inde, de Chine ou du Moyen-Orient permettrait d’atténuer la baisse de fréquentation que connaît notre secteur hôtelier.


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