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Destination Santé
1er juin 2007
Selon une méta-analyse publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM), le rosiglitazone prescrit contre le diabète de type 2 entraînerait une augmentation du risque d’infarctus du myocarde de 43%. Toutefois, le risque de surmortalité est qualifié de « marginal » par les auteurs. Les résultats de ce travail semblent d’ailleurs poser quelques problèmes. L’éditorial publié simultanément par le NEJM, souligne pour sa part « la fragilité de ces conclusions ». Notamment à cause des biais méthodologiques que comporte une méta-analyse.
Rappelons que ce type de travail consiste en la compilation de plusieurs études. Or pour apporter des résultats indiscutables sur un plan scientifique, une méta-analyse doit utiliser des stratégies identiques et fournir des données quantitatives semblables. C’est rarement le cas puisque deux essais ne sont pratiquement jamais comparables en tous points.
Pour le producteur du rosiglitazone, le laboratoire GSK, « une méta-analyse n’est pas le moyen statistique le plus rigoureux pour démontrer les effets secondaires d’un traitement ». Un communiqué rappelle l’ensemble des études cliniques menées au cours de ces dernières années. Et notamment celle réalisée sur 5 000 patients suivis pendant 5 ans et qui démontrait l’innocuité (cardiovasculaire) du rosiglitazone par rapport à un placebo. A la méta-analyse publiée dans les colonnes du NEJM va se confronter une abondante bibliographie. Il ne fait pas de doute que cette publication sera certainement suivie de beaucoup d’autres.
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