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Le Parti communiste réunionnais et les conséquences des incendies du Patrimoine mondial
5 novembre 2011, par

À l’occasion d’une conférence de presse à Saint Denis, le Parti Communiste Réunionnais (P.C.R.) a fait le bilan de l’incendie et annoncé une série de propositions pour « prévenir et protéger le parc national et ses alentours ». Yvan Dejean, Ary Yee Chong Tchi Kan, Fabrice Hoarau et Maurice Gironcel sont revenus sur la visite de la ministre de l’Outre-mer, Marie Luce Penchard.
« Le mensonge n’est pas effacé, il faut une enquête parlementaire pour savoir ce qui s’est passé. Nous demandons la solidarité nationale aux Réunionnais, qui ne paieront pas à la place de l’État », a introduit Ary Yee Chong Tchi Kan. En effet, l’incendie n’a pas encore été totalement maîtrisé, de même que les conséquences de cette catastrophe naturelle, c’est dans cet esprit que le PCR propose des pistes de travail destinées à prévenir et protéger le sol réunionnais.
« Comme supprimer Les Avirons de la carte de La Réunion »
« Malheureusement près de 3.000 ha sont partis en fumée, soit 1% de la surface du territoire Réunionnais », a débuté le membre du secrétariat général, Yvan Dejean. Ce dernier a mis en évidence la gravité de la situation en comparant le sol réunionnais au sol français. En effet, « si 1% du territoire de la France continentale avait brûlé, cela correspondrait à 550.000 ha. La France possède 14 millions d’hectares d’espaces boisés, dans un même ratio, c’est comme si la France continentale brûlée 140.000 ha ».
D’après les données avancées, 3.000 ha représentent la suppression de villes telles que Les Avirons, L’Entre-Deux et Le Port, qui fait 1.682 ha, « c’est pour montrer la comparaison, liée la surface, et mettre en évidence les conséquences de l’incendie », a expliqué Yvan Dejean. Depuis 1973, « 1,1 million d’hectares de forêt ont été détruits en France, soit 2% du territoire. À La Réunion, c’est 1% de surface qui a brûlé en sept jours, si l’on ajoute les feux de 2010, cela représente 2% du territoire réunionnais », ont expliqué les quatre hommes.
Une accumulation de mensonges
Face à cette situation, la visite de Marie-Luce Penchard n’a pas été une « réussite », car « 82% des Réunionnais n’ont pas été convaincus par le discours de Marie-Luce Penchard », a expliqué Maurice Gironcel qui a fustigé la venue de la ministre. En effet, cette dernière ainsi que le préfet Michel Lalande avaient annoncé avoir le contrôle de la situation, sans Dash. Deux heures après une énième communication dans ce sens, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, annonçait l’envoi de deux bombardiers. Cette annonce demande « un éclaircissement, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une question d’argent », comme l’a indiqué la ministre.
Le patrimoine réunionnais classé à l’UNESCO a été en partie détruit par les feux, « la France par l’intermédiaire de Marie-Luce Pencahrd et Didier Robert n’a pas compris l’enjeu de notre patrimoine exceptionnel, créant le désarroi et la frustration au sein de la population ». Le PCR appelle à un éclaircissement de la situation par les autorités et réitère sa demande d’enquête parlementaire pour qu’enfin « la vérité éclate ».
Propositions pour la prévention et la protection de l’environnement
Fabrice Hoarau a rappelé les propositions faites par le parti dès 1991, celles-ci passent par la formation, la retenue d’eau et la réalisation de pistes forestières. Ce dernier a indiqué qu’il fallait un bombardier d’eau à La Réunion, mais également prévenir les incendies à venir. « Former les Réunionnais est indispensable pour prévenir de telles catastrophes. Un escadron de pompier volontaire pourrait être formé, tout comme une brigade de montagne qui pourrait créer et rénover les pistes forestières ainsi que les pare-feux ».
Le PCR propose la réalisation de retenue conifères autour de l’île et à mi-hauteur, afin de stocker l’eau dont les pompiers ont besoin. De plus, la réalisation de pistes forestières permettant d’arriver rapidement sur les zones touchées. Le membre du secrétariat général du PCR a indiqué que des études précises devraient être faites par l’Office National des Forêts et le Parc National, afin de prévoir tous les risques et les coûts prévisionnels. « Ces coûts pourraient alors être débattus par nos parlementaires afin que la solidarité nationale subventionne les dégâts actuels » et les différentes propositions faites par le PCR a indiqué Fabrice Hoarau.
Céline Tabou
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