Éric Fruteau, maire de Saint-André
« Mondissa Joseph avait choisi de défendre les valeurs de laïcité, de démocratie et de citoyenneté dans le camp du progrès »
« Suite au décès de M. Mondissa Joseph, survenu le mercredi 14 octobre, le maire de Saint-André et l’ensemble de son Conseil municipal adressent leurs très sincères condoléances à son épouse, Mme Mondissa Marie Yolande, à ses enfants, Harry, Jean-Yves, Stella, Daniel et Patrick, ainsi qu’à tous ses proches.
Mondissa Joseph, retraité de l’Éducation nationale, avait dirigé plusieurs écoles dont l’école primaire Jean Félicienne à Saint-André.
Membre fondateur de la Fédération des oeuvres laïques (FOL), militant de l’USEP, militant de l’Éducation populaire et du Syndicat national des instituteurs, Mondissa Joseph avait choisi de défendre les valeurs de laïcité, de démocratie et de citoyenneté dans le camp du progrès.
Son travail d’enseignant engagé au sein de l’École publique, son implication bénévole dans les associations socio-culturelles en fait un acteur reconnu par ses pairs.
Le maire et son Conseil municipal saluent sa mémoire et adressent à la famille en deuil le témoignage de leur profonde sympathie ».
Disparition de Joseph Mondissa
Joseph Mondissa est décédé à son domicile de Saint-André hier, 14 octobre, après une longue maladie.
Né à Saint-Denis le 1er septembre 1933, Joseph Mondissa exerça la profession d’instituteur après l’obtention du baccalauréat. Au cours d’une carrière exemplaire qui le conduisit notamment à l’école Félicienne Jean à Saint-André et à l’école des Camélias à Saint-Denis, il se lia d’amitié avec des enseignants tels Raymond Mondon, Ary Payet, Arzule Guichard, Léon Martin, qui ont fortement marqué leur époque.
Aux côtés de ces derniers et de tant d’autres, il participa à toutes les luttes visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils donnent à l’école laïque les moyens de remplir sa mission. Il milita activement au sein de la Fédération des œuvres laïques (FOL) et au sein du Syndicat national des instituteurs (SNI) à un moment où ces deux organisations étaient confrontées à d’énormes difficultés.
Tout naturellement il apporta son concours, un concours oh combien précieux, lorsqu’il s’est agi de combattre l’ordonnance du 15 octobre 1960 faisant du fonctionnaire réunionnais un citoyen mineur ; lorsqu’il s’est agi de combattre la fraude électorale institutionnalisée au cours des décennies 1950 et 1960 ; lorsqu’il s’est agi aussi d’exiger l’extension à La Réunion de la totalité de la législation métropolitaine.
Quand sonna pour lui, en 1989, l’heure de la retraite professionnelle, il consacra beaucoup de son temps à sa nombreuse famille, sans pour autant mettre un terme à sa vie militante.
Aux municipales de Saint-André de mars 2008, en dépit de son mauvais état de santé, il tint à apporter sa contribution à l’élaboration du programme d’Éric Fruteau, dont l’élection à la Mairie de Saint-André fut sans doute pour lui un moment de bonheur intense.
Joseph Mondissa n’est plus, mais son souvenir vivra longtemps dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu.
À son épouse, à ses cinq enfants, à ses dix petits enfants, et à tous ses proches, "Témoignages", dont il était un fidèle lecteur, adresse ses sincères condoléances.
Les obsèques de Joseph Mondissa auront lieu ce jour à l’église de Saint-André à 15 heures, suivis de l’incinération à Saint-Denis à 17 heures au centre funéraire de la Commune Prima.
NB : L’hommage que nous adressons à Joseph Mondissa est rendu avec le concours d’Eugène Rousse, qui a été un vieil ami du défunt.
























