Economie

11,9 millions d’euros pour les anciens travailleurs de PSA Peugeot Citroën

Crise en Europe : fonds d’ajustement à la mondialisation

Témoignages.re / 22 août 2012

Une nouvelle fois, le Fonds d’ajustement à la mondialisation piloté par la Commission européenne tente d’atténuer l’impact de la crise en Europe. Cette fois, ce sont les 2.089 travailleurs licenciés de PSA qui pourront avoir droit à un soutien de 11,9 millions d’euros, soit 5.700 euros en moyenne par personne. Les précisions de la Commission.

La Commission européenne a proposé hier d’accorder à la France une enveloppe de 11,9 millions d’euros provenant du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Ce montant doit servir à aider les 2.089 travailleurs licenciés à la fin de 2009 et en 2010 par PSA Peugeot Citroën à retrouver un emploi. La proposition est maintenant transmise pour approbation au Parlement européen et au Conseil de ministres de l’Union européenne.
La demande d’intervention du FEM est sans rapport avec l’évolution récente de l’usine d’Aulnay ; elle a été présentée par la France pour faire face à une vague antérieure de licenciements survenus dans le groupe PSA à la suite de la crise financière et économique.
Le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, M. László Andor, a déclaré : « La production automobile en Europe a chuté de façon spectaculaire et de nombreux travailleurs dans l’industrie automobile traversent de grandes difficultés. Les dernières nouvelles concernant d’autres licenciements prévus chez Peugeot Citroën montrent que la crise continue d’avoir des répercussions considérables sur la demande de voitures et que des mutations structurelles sont en cours dans l’industrie automobile pour faire face à la mondialisation.

Plus de 2.000 licenciements

Cette proposition d’aide de 11,9 millions d’euros du FEM a pour but d’aider les travailleurs à adapter leurs compétences afin qu’ils puissent retrouver un emploi plus vite et plus facilement ou de les aider à créer leur entreprise. » Il a ajouté : « Je réaffirme aussi la volonté de la Commission d’examiner toute nouvelle demande relative à des travailleurs licenciés dans l’industrie automobile. »
La France a introduit une demande de mobilisation du FEM portant sur 2 089 licenciements prononcés en France par PSA Peugeot Citroën à la suite de la baisse brutale de la demande de voitures neuves dans l’Union européenne. L’ensemble de mesures personnalisées cofinancées par le FEM vise à aider les travailleurs en mettant à leur disposition des services de conseil, différents types de formation, dont la formation à la création d’entreprises, les indemnités prévues au titre du congé de reclassement1 et une aide à la création d’entreprises. L’aide du FEM bénéficiera à l’ensemble des personnes licenciées.
Le coût total du dispositif est estimé à environ 18,4 millions d’euros, dont 11,9 millions d’euros à charge du FEM.
La demande de voitures s’est effondrée au cours du second semestre 2008, en particulier en Europe occidentale, qui est le plus grand marché de PSA Peugeot Citroën ; en 2008, les immatriculations de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers en Europe (18 pays d’Europe occidentale) ont chuté de 10,7% au troisième trimestre et de 17% au quatrième trimestre par rapport aux mêmes périodes l’année précédente.

Premier employeur dans deux régions de France

La baisse des ventes de véhicules due à la crise financière et économique a directement pesé sur les résultats économiques de PSA Peugeot Citroën, qui a enregistré une perte de 344 millions d’euros pour l’année 2008, même si, à la fin du premier semestre de la même année, l’entreprise avait annoncé un bénéfice de 731 millions d’euros.
Les régions touchées par les licenciements sont la Bretagne, la Franche-Comté, l’Île-de-France, l’Alsace et la Lorraine. Les conséquences des licenciements de PSA Peugeot Citroën pour le marché régional du travail ont été évaluées au regard du nombre limité et décroissant d’offres d’emploi dans les régions concernées. Dans la plupart de celles-ci, le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale. Dans d’autres, comme la Bretagne et l’Alsace, PSA Peugeot Citroën est le premier employeur.


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