Economie

Crise de la zone euro : Joseph Stiglitz affiche son pessimisme

Quelles conséquences pour La Réunion ?

Témoignages.re / 7 janvier 2013

Le célèbre prix Nobel d’économie, l’Américain Joseph Stiglitz, se montre réticent quant aux perspectives de reprise de l’activité mondiale, estimant qu’en 2013 le mal continuera encore à ronger la zone euro, en particulier la Grèce et l’Espagne. Quelles seront les conséquences de cette crise pour le peuple réunionnais ?

« Le vrai risque pour l’économie mondiale se trouve en Europe » , a soutenu Joseph Stiglitz dans une tribune publiée jeudi dernier dans le quotidien allemand spécialisé en économie, "Handelsblatt".

Désignant la Grèce et l’Espagne comme principaux foyers de crise en Europe, l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, connu du reste pour ses critiques virulentes envers les institutions de Bretton Woods, a considéré que ces deux pays « se trouvent dans une dépression dont on ne voit aucun signe de sortie » .

Pour lui, la crise qui secoue la zone euro depuis plusieurs mois ne peut être jugulée par le biais du pacte budgétaire prôné en Europe.

De nouvelles tensions

Cette idée, a-t-il avancé, « n’est pas une solution »  ; de même que les rachats d’obligations d’Etats par la Banque centrale européenne (BCE) ne peuvent être, a-t-il renchéri, qu’un « palliatif temporaire » .

Et d’ajouter : « Si la BCE fait de la poursuite des politiques d’austérité une condition à ses financements, cela aura pour seule conséquence d’aggraver l’état du malade ».

Ancien conseiller de l’ex-président américain Bill Clinton, Joseph Stiglitz, qui est également connu comme l’un des fondateurs de l’économie de l’information, a estimé que les décideurs européens ne parviennent toujours pas à mettre en œuvre un vrai pacte de croissance pour les pays de la périphérie de la zone euro. De nouvelles tensions en Europe sont à prévoir pour 2013, avertit en définitive le prix Nobel d’économie.


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