Economie

De nouveaux objectifs pour le G20

Tout pour la croissance

Céline Tabou / 25 février 2014

Réunis à Sydney durant deux jours, les dirigeants du Groupe des 20 ont débattu autour de la croissance, essayant d’apaiser les inquiétudes des pays émergentes et mettant l’accent sur contre l’évasion fiscale.

Les pays membres du G20 représentent quelque 85% de l’économie mondiale. Avec la crise économique et financière, chaque pays doit faire face à une récession pour certains, stagnation ou embellie légère pour d’autres. Après des années pessimistes, mettant en avant l’austérité et les réformes structurelles à engager dans les différentes nations, cette année tout est mis sur la croissance.

1/ Tout sur la croissance

Le G20 s’est fixé pour objectif de doper la croissance de deux points de pourcentage supplémentaires d’ici à 2018, en « développant des politiques ambitieuses mais réalistes ». D’après les ministres des Finances et les banquiers centraux, présents à une réunion préparatoire, avec le Sommet du G20 en novembre : « Cela représente plus de 2.000 milliards de dollars en termes réels et permettra la création de nombreux emplois ».

Pour la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, cet objectif « peut être atteint, voire dépassé » à condition « de mettre en œuvre les réformes identifiées » dans chacun des pays concernés, a relevé l’Agence France Presse. De son côté, le ministre français de l’économie, Pierre Moscovici, parle continuité, car « en 2010, on s’était engagé dans la réduction des déficits, en 2012, on parlait de la survie de la zone euro » et « aujourd’hui, on parle de la croissance ».

Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a rappelé qu’il y a un débat les débats étaient centrés sur l’austérité, mais cette année « le débat a porté sur la manière dont nous pouvons agir ensemble, partager les meilleures pratiques et impulser un mouvement permettant à chacune de nos économies de croître et à l’économie mondiale d’atteindre l’objectif fixé ».

Malgré cet optimisme, Christine Lagarde avait prévenu lors de la conférence de Davos, en janvier, que « cette reprise que nous sommes en train de voir est vraiment dans un processus de consolidation ».

2/ L’évasion fiscale

Dans un communiqué de presse commun, le G20 a approuvé « la norme d’échange automatique de données fiscales conçue par l’OCDE », sur laquelle plus de 42 pays se sont engagés à appliquer. D’après le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, cette norme devrait « renforcer la coopération fiscale internationale, placer les gouvernements sur un pied d’égalité lorsqu’ils cherchent à protéger l’intégrité de leur système de taxation et (permettre) la lutte contre l’évasion fiscale ».

A la clôture de la réunion, Joe Hockey, Ministre australien des Finances, a souhaité « une réponse à l’échelle mondiale », pour que l’impôt payé par les sociétés soit à la hauteur des bénéfices effectués. Ce dernier a pointé du doigt les géants du net comme Google, Apple ou encore Amazon qui parviennent à payer très peu d’impôt par rapport à leurs bénéfices nets chaque année. D’après l’agence de presse, Reuters, Tax Justice Network a révélé dans un rapport que l’évasion fiscale représenterait plus de 2.200 milliards d’euros par an, alors que plus de 23.300 milliards d’euros, dormiraient dans des paradis fiscaux.

 Céline Tabou  


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