Economie

De nouvelles réformes contre une aide financière

Crise en Grèce

Céline Tabou / 17 mars 2012

Entourées de la troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne), les autorités grecques ont reçu l’aval du FMI pour un nouveau plan d’aide de 28 milliards d’euros. En contrepartie, Athènes n’aura aucun retard permis dans les réformes convenues.

La Grèce sortira de la récession en 2013, mais la croissance du PIB devrait être nulle cette année, selon les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI) publiées jeudi 15 mars. L’institution internationale a indiqué que le PIB devrait chuter de 4,8% en 2012 après avoir reculé de 6,9% en 2011.

Pas d’aide dans plan de rigueur

Le programme d’assistance de 28 milliards sera échelonné sur quatre ans, dont la première tranche de 1,65 milliard d’euros sera débloquée immédiatement. De son côté, l’Union européenne a annoncé l’octroi d’un crédit de 39,4 milliards d’euros par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont les échéances seront versées en plusieurs tranches. Le montant total du second programme d’aide financière à la Grèce s’élève à 130 milliards d’euros. Ces aides permettront à Athènes de rembourser ses dettes et d’éviter le défaut de paiement, et donc la faillite. Mais le pays doit en contrepartie lancer une nouvelle série de mesures.
En effet, le FMI a indiqué que le pays ne pourra se permettre aucun retard et aucun échec dans la mise en place des mesures économiques décidées par la troïka, sinon la dette pourrait devenir à nouveau insupportable, a déclaré aujourd’hui un haut responsable du Fonds monétaire international. Poul Thomsen, responsable en chef de la mission du FMI en Grèce a expliqué à l’agence de presse Reuters, que « le plan d’aide à la Grèce préparé par le FMI et l’Union européenne pourrait être remis en question si Athènes prend du retard dans la mise en œuvre des réformes indispensables pour combler son manque de compétitivité ».

La Grèce prépare de nouvelles mesures

Poul Thomsen a expliqué : « Afin que la croissance reparte, il faut une forte impulsion qui proviendrait des réformes destinées à doper la productivité et un échec dans le lancement de ces réformes pourrait en effet se traduire par un maintien de la tendance baissière visible en Grèce ». Dans un rapport de la commission européenne, que s’est procuré Reuters, la Grèce devra trouver de nouvelles économies budgétaires de l’ordre de 5,5% de son produit intérieur brut (PIB) en 2013 et en 2014.
Le gouvernement est en train de préparer de nouvelles coupes budgétaires et envisage des suppressions de postes dans la fonction publique, avec une proportion d’un recrutement pour cinq départs. Le gouvernement devrait également réduire les dépenses de médicaments et les coûts de fonctionnement des hôpitaux.

Céline Tabou


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