Economie

Dumile a détruit les cultures du Dos d’Âne 

Roland Robert à la rencontre des planteurs sinistrés

Céline Tabou / 10 janvier 2013

Chaque année, la saison apporte son lot de destruction de cultures chez les agriculteurs. En effet, les mois de janvier et février sont « des mois sans salaires pour nous », comme l’ont expliqué Michel, Josian, Jimmy et Jean, lors de la venue de Roland Robert et Mireille Hoareau, élue de Dos d’Âne.

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Hier à Dos d’Âne, Roland Robert est venu apporter la solidarité aux planteurs sinistrés.

De nombreux agriculteurs de la commune ont perdu l’ensemble de leur culture, lors du passage de Dumile, comme Jimmy ou encore Cyril Bergeter, qui ont accueilli hier cette séance publique. Agriculteur depuis 25 ans, ce dernier a expliqué avoir plus de 10.000 euros de pertes en salades, brèdes et cultures maraichères.

Maire et conseiller général, Roland Robert a indiqué que les conséquences de Dumile n’ont «  certes pas touché les routes et infrastructures, mais les agriculteurs ont vu leurs exploitations dévastées ». Ce dernier s’est désolé que le préfet n’ait pas classé catastrophe naturelle, le passage du cyclone, car «  ce sont surtout les agriculteurs qui subissent » ces phénomènes climatiques. Les agriculteurs se sentent délaissés par les autorités qui allouent des aides «  qui ne viennent pas ou très tardivement », a relevé Michel. En effet, selon Roland Robert, le Conseil général apporte une aide d’urgence de 50. 000 euros pour toute l’île, mais «  les dégâts sont si importants qu’il faut attendre au moins en avril pour pouvoir voir les choses s’éclaircir », a précisé l’un des agriculteurs.

Réfléchir autour de la profession

Le groupe d’agriculteurs, membre du syndicat des irrigants et agriculteurs de Dos d’Âne, présidé par Marie-Jo Bousicaux, a pointé du doigt la nécessité de créer une caisse de cotisations permettant aux exploitants de profiter de congés, mais surtout de pouvoir vivre lors de cette période creuse, car «  la pluie dévaste tout chaque année ». « La nature prend toujours le dessus », a dit Marie-Jo, qui a ajouté que l’eau est nécessaire, car «  cela nous permet de travailler les dix autres mois », mais face aux contraintes, les agriculteurs proposent une concertation autour du métier. Le but est d’anticiper les dégâts possibles face aux pluies saisonnières et de «  faire reconnaître le métier ».

Ces derniers souhaitent que leur métier soit reconnu, car «  on nourrit les gens. Notre métier est important » et que des «  actions soient menées pour se rémunérer mutuellement le mois de février », a martelé la présidente du syndicat. Cette dernière a assuré qu’il était possible que dans d’autres communes, «  des agriculteurs ont dû penser à ce que nous proposons, mais on ne s’est jamais concerté » sur l’ensemble de l’île. Ces derniers ont souligné qu’ on ne veut pas de subvention pour vivre, mais pour travailler ».

Céline Tabou

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Le passage de Dumile, ce sont des récoltes perdues. Conséquence : les prix vont flamber.

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Les agriculteurs proposent la création d’une caisse autonome permettant de compenser les pertes de revenus durant la saison des pluies.


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