Economie

"Dynastie" au pays de la canne à sucre !

La vente de Quartier Français à Tereos

Céline Tabou / 17 mars 2011

Le tribunal de commerce a ordonné, lundi 14 mars, la communication de documents juridiques et financiers liés à la cession de Quartier Français à Tereos en janvier 2010. Cette ordonnance va entraîner une bataille entre frères et sœurs, issus de la famille Bourdillon.

Les actionnaires minoritaires de la Société sucrière Quartier Français, représentés par la société Kairbel, ont accusé Jean Bourdillon, PDG de Marbour, et Chantal De Palmas d’avoir enfreint plusieurs règles.
Mais au fond, n’est-ce pas une querelle fraternelle entre Odile Thiéblin, Jean Bourdillon et Chantal de Palmas, qui a entraîné le démantèlement du fleuron de l’économie sucrière de La Réunion ?
Afin de s’octroyer de large bénéfice, le frère (Jean Bourdillon) et la sœur (Chantal de Palmas) ont fait pression sur le directeur de la société sucrière, Xavier Thiéblin, afin qu’il quitte ses fonctions. Ceci fait, l’époux d’Odile Bourdillon, le frère et la sœur ont pu vendre Quartier Français à un bon prix à une coopérative de planteurs de betteraves. L’appât du profit est passé avant la prise en compte des conséquences sur l’économie réunionnaise.
Après avoir fait cause commune contre leur sœur, Jean Bourdillon et Chantal de Palmas constatent les dégâts causés par cette vente et proposent un arrangement à Odile et Xavier, afin qu’ils puissent vendre leurs actions.
Tout cela fait penser à "Dynastie" au pays de la canne à sucre. Car lorsque l’on décompose la structure de l’actionnariat de la Société sucrière Quartier Français avant la vente à Tereos, tout est dans les mains d’une famille. La famille Bourdillon avait donc la main mise sur Quartier Français et par conséquent sur toute l’industrie sucrière, il est donc normal que les petits actionnaires, notamment la famille Rivière, ancienne propriétaire de l’usine de Quartier Français, demandent la transparence sur les transactions réalisées avec la compagnie Tereos.


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