Economie

Edéna passe sous contrôle mauricien

Un fleuron de l’industrie réunionnaise n’est plus réunionnais

Témoignages.re / 2 avril 2016

L’achat d’Edéna par Phoenix Beverages est une nouvelle illustration de la prise de contrôle de l’économie réunionnaise par des groupes extérieurs, facilitée par une classe politique qui laisse faire.

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Edéna a souvent été présentée comme un exemple à suivre dans l’économie réunionnaise, une réussite. Un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros grâce au travail d’une soixantaine d’employés permettent à Edéna d’être un acteur important de l’agro-alimentaire.

Comme le souligne le document présenté par le PCR le 19 mars dernier, l’installation depuis 70 ans à La Réunion d’un système néocolonial a entraîné la perte de contrôle progressive de l’économie du pays par des groupes extérieurs. La vente d’Edéna au groupe Phoenix est un exemple concret de cette analyse.

Elle a été confirmée un communiqué diffusé hier à l’occasion de la finalisation de la transaction entre le vendeur, le groupe Marbour, et l’acheteur, Phoenix Beverages.

Cette fois, c’est une société qui exploite l’eau venant de deux sources appartenant à la mairie du Port qui est vendue à Phoenix.

La matière première appartient donc à des Réunionnais, les citoyens de la commune du Port. Elle sera exploitée par un groupe mauricien qui fixera donc les orientations et encaissera les bénéfices.

Quand les communistes dirigeaient la mairie du Port, la commune était très attentive à l’avenir de la société Edéna. Il est clair qu’elle aurait donc cherché à mobiliser pour éviter que les richesses produites par l’eau qui lui appartient ne passe dans les mains d’intérêts extérieurs. Mais le parti de Bello, actuellement à la tête de la mairie, ne semble pas partager la même préoccupation. Lors de sa dernière intervention à l’Assemblée, la députée du MPLR a demandé que l’État donne plus de moyens au commissariat du Port.

Sans doute aurait-elle été plus avisée de consacrer ce précieux temps de parole à un autre sujet que le financement de la répression. Elle aurait pu dénoncer à la tribune de l’Assemblée ceux qui ont vendu Edéna à Phoenix et appeler à un rassemblement pour proposer une alternative. Car désormais, c’est une entreprise mauricienne qui décidera de l’avenir d’Edéna.



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Messages






  • Eh oui c’est bien triste mais il faut se poser la question du pourquoi.
    Le mauricien il bosse, il bosse il bosse... voilà je pense que c’est la réponse à la question du pourquoi.

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    • Pour ce qui est d’EDENA, ce n’est pas au ou aux Mauricien(s) à qui il faut s’en prendre. Ni à tomber sur un ou les maire(s), un ou des conseiller(s), un ou les député(s), mais constater qu’en tant que réunionnais, nous n’avons aucun tissu légal qui nous permettrait de nous réunir pour sauvegarder La Réunion.
      KISSA LA VEND SA OTé !!! KISSA CE BOUG LA !!! OUSSA Y Lé OUT L’ EDEN Té ?
      SA MEM OUT FIERTé, Lé MOL !!!

      on dit l’Eau c’est la vie. Je n’ose imaginer notre eau, vendue aux Arabies par des mauriciens, que le produit de la vente n’aille que chez eux, pire que tous ceux qui nous dirigent réunionnais, français, européens, et même des offices internationales ne puissent rien faire au moment où cet état de fait se produirait.
      ARET PLéRé, Cé NOU MEM Y TAP A NOU

      La Possession et le Port démunie de leur Eau commencera leur parcours du Désert au lieu de ce qu’il devrait être, de Santé.

      KOMAN OU VEU KLE PéI Y DEVLOP.

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