Economie

L’économie française détruit à nouveau des emplois

La crise continue en France

Céline Tabou / 13 juin 2014

L’Insee vient de publier ses données définitives sur l’ensemble des secteurs d’activité qui détruisent des emplois, notamment dans l’intérim. L’économie française a perdu 21.600 emplois au premier trimestre de 2014 et 44.400 sur un an.

Au premier trimestre, 21.700 postes (-0,1%) ont disparu dans le secteur marchand, l’Insee a estimé la perte à la mi-mai à 23.600 postes au 1er trimestre 2014. Tous les secteurs d’activité sont concernés par ces pertes d’emploi, dont l’intérim qui est particulièrement frappé.

La baisse atteint 0,2% dans l’industrie, 0,3% dans la construction et 0,1% dans le tertiaire, où sont comptabilisés tous les emplois en intérim. Considéré comme un précurseur des évolutions du marché du travail, le travail temporaire a détruit près de 26.200 postes, soit une baisse significative 4,8%. Sur une année, 44.400 postes ont été détruits en France, soit -0,3%.

En dépit d’une légère reprise des créations d’emplois à la fin de l’année 2013. Pour la première fois depuis le début de l’année 2012, l’économie française était parvenue à créer des emplois au quatrième trimestre 2013, grâce à une hausse de l’intérim. Cette hausse représentait 21.000 créations nettes d’emplois, cependant, la courbe s’est inversée au premier trimestre.

Selon l’Insee, chaque année, plus de 100.000 nouveaux actifs arrivent sur le marché de l’emploi, parmi lesquels plus de 8.000 réunionnais. Il faudrait donc créer chaque année, plus de 100.000 créations d’emplois, nécessaires pour stabiliser le chômage. Pour cela, un taux de croissance de 1,5% est requis pour que le volume des créations d’emplois soit supérieur aux destructions.

Mais les chiffres traduisent d’une stagnation de l’économie française dont le taux de croissance n’a pas décollé début 2014 (0%). Pour cette année, le gouvernement table sur un rebond à 1%. Un objectif remit en question par le président de la Cour des Comptes Didier Migaud qui a indiqué que "pour atteindre ce chiffre, il va falloir une forte reprise, des trimestres à 0,5%. Or, les indicateurs conjoncturels montrent qu’on n’est pas à ces niveaux", a-t-il expliqué, le 12 juin sur Europe 1.

Céline Tabou


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