Economie

L’Union africaine approuve la création du Fonds monétaire africain

Sommet de l’UA

Témoignages.re / 1er juillet 2014

Le Sommet de l’Union africaine (UA) a approuvé la création d’un Fonds monétaire africain (FMA), doté d’un capital initial de 22,64 milliards de dollars, afin de promouvoir le développement économique en Afrique. Le FMA aura son siège à Yaoundé, au Cameroun.

Le Fonds aura pour mission de corriger les positions des balances de paiement des pays du continent, un déséquilibre essentiellement causé par la faiblesse des exportations de matières premières et les volumes élevés des importations, ce qui exerce une charge négative sur la stabilité des monnaies.

Selon le Commissaire de l’Union africaine aux affaires économiques, Anthony Maruping, le FMA a été créé pour prendre en charge les questions macro-économiques sur le continent.

« Il n’est pas exact de dire qu’il y avait un manque de leadership économique en Afrique », a déclaré M. Maruping à la PANA.

« Nous créons cette institution africaine parce que la Commission économique pour l’Afrique est un organisme global », a-t-il expliqué.

Les missions du FMA

Le Fonds devrait créer un système de prêt convenable en Afrique pour corriger les déséquilibres de la balance des paiements au sein du continent et assurer la stabilité des taux de change.

Il oeuvrera pour la convertibilité des monnaies africaines, afin qu’elles puissent s’échanger à travers l’Afrique.

Le Fonds devra promouvoir la coopération monétaire afin que l’Afrique parvienne à l’intégration économique, mais aussi accélérer le développement économique de l’Afrique.

Pour y parvenir, le Fonds devra trouver des formules pour réduire le fardeau de la dette et d’autres politiques de gestion de la dette en Afrique, mais aussi faciliter le développement de marchés financiers africains.

Son capitale-actions autorisé sera divisé en actions de 100 dollars. Le capital sujet du Fonds a été fixé à 50% du capital action autorisé, soit 11,32 milliards de dollars.

Le capital libéré devrait représenter au moins 50% du capital sujet - 5,66 milliards de dollars libellés en 100 dollars.

Les contributeurs

L’Afrique du Sud devrait obtenir la plus importante part avec 500 000 actions, avec 8,05% des parts, ce qui représente une contribution de près de 1 milliard de dollars, suivie du Nigeria, 7,94%, soit 899 millions de dollars de contribution au capital.

L’Egypte, la troisième économie africaine, devrait obtenir 6,12% des parts, grâce à une contribution de 693 millions de dollars, suivie de l’Algérie, 4,59% des parts avec 520 millions de dollars alloués.

L’Ethiopie, cinquième économie africaine, se retrouve avec 3,41% des parts, évalués à 386 millions de dollars.

La République démocratique du Congo (RDC) obtiendra 2,79% des parts (316 millions de dollars) suivie du Kenya, 2,5% (283 millions de dollars).

Le Soudan du Sud, la plus faible économie africaine, apportera une contribution de 64 millions de dollars, soit 0,57% tandis que le Cap-Vert et les Comores fourniront, respectivement, 112 millions et 110 millions de dollars.

Chaque pays doit effectuer le paiement de sa souscription en une ou quatre fois. La période de paiement devrait durer de quatre à huit ans à partir de la première année. Les premiers paiements sont attendus 60 jours après l’entrée en vigueur du traité du FMA.

Les pays sont également autorisés à émettre des obligations en dollars américains, sans intérêt. Le Fonds investira ses fonds dans les marchés financiers internationaux et devra maintenir une cote de solvabilité saine, d’après le Traité.

Le FMA aura son siège à Yaoundé, au Cameroun.


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