Economie

La casse des services publics pour payer les profits des actionnaires

Deux banques annoncent une hausse considérable de leurs bénéfices

Manuel Marchal / 18 février 2011

Les profits considérables annoncés par la BNP et la Société générale interviennent au moment où le gouvernement applique son plan de rigueur.

Mercredi, la Société générale a annoncé des bénéfices multiplié par 6 en 2010 par rapport à 2009 : près de 4 milliards d’euros.
Hier, la BNP a annoncé les siens : 7,8 milliards d’euros, soit le double de ceux de la Société générale.
Ces deux banques font partie des plus chères de La Réunion, et donc des plus chères, car la BNP-OI détient le record absolu des tarifs pour les utilisateurs les plus répandus dans le pays.
Ceci étant, BNP, comme Société générale, et comme d’autres banques, ont été largement aidés par l’État lors de l’offensive monétaire de George Bush qui avait mis à genou la finance européenne. Lors de cette crise, les États européens ont injecté des centaines de milliards d’euros pour soutenir les banques. Cela a notamment été le cas en France. Tout cela va contribuer à aggraver le déficit qui sert de prétexte à la casse du service public.
Or, au moment où le gouvernement décide d’appliquer le plan de rigueur, les banques renouent avec des bénéfices considérables qui iront directement dans les poches de leurs actionnaires. Cela signifie que ce sont les victimes du plan de rigueur qui paient pour que les actionnaires augmentent leurs profits.

M.M.


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