Economie

La CGPER monte au créneau !

Après les grosses pluies dans l’Ouest…

YVDE / 6 février 2010

Les fortes pluies ont occasionné des dégâts dans les champs de cannes. Il n’a pas plu longtemps, mais très fort. Cela a entraîné la destruction d’une quinzaine de kilomètres de chemin de cannes, d’une dizaine d’hectares fraîchement replantés et a amené des tas de détritus dans les champs. Coup de gueule de la CGPER.

Après les fortes pluies de ces derniers jours, les planteurs des Hauts de l’Ouest sont confrontés à des difficultés. « Une quinzaine de kilomètres de chemin de cannes est détruite entre La Possession et Saint-Leu, et une dizaine d’hectares de cannes qui venaient d’être replantés sont à refaire », indique Jean-Max Zitte, représentant pour l’Ouest de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER).
C’est le cas pour Ludo Thomas, chemin Torrent. La semaine dernière, le jeune planteur a replanté une parcelle. Aujourd’hui, il lui faut tout refaire. « C’est un double travail et cela sort de notre poche », dit-il, désolé. La parcelle replantée offre un visage dévasté. Les tranchées sont grandes ouvertes et les boutures de cannes ont été entraînées dans le bas du terrain. Ludo Thomas a dû attendre deux jours avant de replanter. La terre est plus dure après le ruissellement de l’eau, les boutures peuvent être abîmées et il faut remettre de l’engrais, voire du désherbant.
Chez M. Baleya, chemin Pausé, c’est le chemin d’accès qui est raviné. Mais plus que cela, ce sont les ordures qui, charriées par un bras de la ravine Saint-Paul, sont venues s’entasser sur son chemin qui chagrinent le planteur. Là où il devrait y avoir des repousses de cannes, il y a un tas d’ordures diverses : tôles, bouteilles en plastique, grillage, morceaux de bois… « Ce n’est pas normal de retrouver ces déchets dans un champs », souligne le responsable CGPER. La colère est palpable. Il est vrai que les planteurs sont souvent montrés du doigt pour des pratiques jugées dangereuses pour l’environnement.

Respecter les ravines...

Il souligne pourtant que les planteurs « apprennent à bien se conduire » et, dit-il, « il n’est pas faux que l’agriculture est polluante. Mais nous faisons des efforts. Il faut trouver un juste équilibre ». Il est vrai que les planteurs ont des contraintes : « On nous oblige à utiliser des produits plus chers et moins efficaces ; on nous contraint à mettre nos plastiques dans des bennes spéciales, etc… ». Et là, il réclame, sans montrer personne du doigt, le respect des ravines. Et il note que « l’Etat doit donner à la commune les moyens de nettoyer les ravines ».
Jean-Max Zitte est lui-même en difficulté. Depuis la fin des fortes pluies, il n’a pu accéder à son exploitation : 9 hectares de cannes dans l’antenne 4, en dessous de la route des Tamarins. Et pourtant, les pluies n’ont pas duré longtemps, mais, souligne le planteur, « elles étaient très fortes et la terre gorgée d’eau n’a pu tout absorber ».
Il mise sur une réunion lundi, entre les représentants de la Safer et de la Chambre d’agriculture pour trouver des solutions. Le plus urgent étant de donner aux planteurs les moyens d’accéder à leur outil de travail.

(Textes et photos YVDE)


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