Economie

La charte de bonnes pratiques signée

Transport de marchandises

Témoignages.re / 26 août 2009

Plus de 4 ans après la signature de la première mouture, en mars 2005, une nouvelle charte de bonne pratique au sein de la filière de transport de marchandises a été signée par l’ensemble des acteurs de la filière hier mardi 25 août 2009. Cette nouvelle charte est plus une « actualisation » qu’une révolution. Néanmoins, tous espèrent qu’elle aidera les transporteurs à faire face à la crise économique.

Ils sont donc 18 à signer cette charte, parmi lesquels l’Etat, le Conseil général, le Conseil régional, l’Association des Maires et les syndicats représentatifs des transporteurs de marchandises. Ils étaient tous là en 2005, ils sont à nouveau présents en 2009 pour cette charte « actualisée ». Actualisée « parce qu’il faut prendre en compte l’évolution des indicateurs », souligne Eric Magamootoo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie. « Lorsque nous avons signé cette charte en 2005, elle a été bien appliquée. Puis de nombreux chantiers sont arrivés et tous ont délaissé la charte. Désormais, elle est désuète », explique-t-il.

Les effets positifs de la charte de 2005, personne ne les conteste. Elle a permis de mettre en place un certain nombre de règles dans un secteur qui fonctionnait parfois de façon désordonnée, et ce, malgré le caractère « indicatif » de cette charte. Néanmoins, ils sont nombreux à regretter que certaines règles ne soient toujours pas respectées, mettant en difficulté un grand nombre de sociétés de transport de marchandises. Il s’agit notamment du respect d’un prix minimal de référence.

En effet, dans la charte précédente, les acteurs de la filière ont accepté de fixer un prix minimal de référence afin de permettre à tous de s’aligner sur un appel d’offres. Il ne s’agit pas d’une entente illicite puisque « chaque transporteur a son tarif », note Joël Mongin, président de la FNTR. Néanmoins, durant ces 4 années, le représentant syndical affirme que certaines sociétés, et pas forcément des professionnels du transport, ont « cassé les prix », tirant le marché vers le bas.

Conséquence, les autres entreprises sont obligées de baisser leur prix et de se mettre en difficulté. « Il faut que cela cesse et que les collectivités appliquent la charte », martèle Joël Mongin. Par exemple, « il faut que les donneurs d’ordres jouent le jeu et ne travaillent qu’avec des transporteurs titulaires d’une plaque d’identification des métiers du transport », ajoute-t-il. Le président de la FNTR demande également aux experts-comptables de jouer le rôle de « régulateurs » afin d’identifier ceux qui travaillent illégalement dans le secteur du transport.

Pour Jean Ballandras, secrétaire général aux Affaires régionales, cette signature va « redonner du sens au texte de 2005 et avoir un effet vertueux sur la filière ». Et pour que ces effets vertueux demeurent, il propose une actualisation semestrielle de cette charte « afin qu’elle réponde aux évolutions du temps ». Il a donc donné rendez-vous à l’ensemble des signataires en janvier 2010 pour « réfléchir aux points à améliorer dans la charte ». Eric Magamootoo a quant à lui annoncé qu’une charte du même type sera mise en place pour le transport des passagers « prochainement ».


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