Economie

Légère hausse dans l’artisanat réunionnais

Étude de l’INSEE

Céline Tabou / 8 juillet 2011

L’INSEE a indiqué dans son bilan économique de La Réunion que « plusieurs signes de redressement sont apparus au cours de l’année 2010 ». Suite aux licenciements dans le BTP et l’Industrie, de nombreux Réunionnais ont décidé de créer leur propre entreprise.

L’économie réunionnaise a été touchée de plein fouet par la crise économique et financière internationale due à l’effondrement de la banque américaine Lehman-Brothers, en 2008. Celle-ci a entrainé le licenciement de 2.000 personnes en 2009 et freiné les investissements privés et publics.

Une place prépondérante de l’artisanat

L’INSEE a expliqué que « l’artisanat occupe une place singulière au sein de notre économie ». En effet, ce secteur « fait travailler une entreprise réunionnaise sur trois, et représente un volume de 40.000 actifs répartis dans 4 secteurs : alimentation, production, bâtiment et services ».

Avec la crise, la hausse des matières premières a poussé des entreprises artisanales à réduire leurs productions et à moins exporter. Cependant, l’artisanat dans les secteurs alimentaires et de services reste le moins touché. 11% des entreprises artisanales sont dans l’alimentation et 28% dans les services.
En avril 2010, un artisan de 46 ans avait expliqué à “Témoignages” : « En 2009, je n’ai pas trop senti la crise, car on s’appuyait sur les marchés signés en 2008. C’est cette année (2010 - NDLR) le plus dur pour nous ». En mars 2010, le chef d’entreprise avait licencié une douzaine de personnes, faute de travail.

Didier Robert met à bat l’économie réunionnaise

Les décisions politiques de Didier Robert, président de la Région, auront eu un effet rapide sur l’économie réunionnaise. Après la destruction du BTP, dénoncée à plusieurs reprises par les acteurs économiques, syndicalistes, patrons et ouvriers, l’artisanat, dont certaines branches dépendent des secteurs industriels et de la construction, doit encore aujourd’hui faire face à des difficultés majeures : absence de travail, hausse des taxes…

Comme l’a expliqué l’INSEE dans son rapport, « c’est la stagnation, voire la baisse qui prévaut dans le Bâtiment (43% des entreprises) ». En effet, les corps d’état du gros œuvre ont diminué de 1,8% et ceux du terrassement de 0,7%, « les artisans subissent de plein fouet l’effondrement du marché de la construction » et doivent intégrer de nouveaux enjeux pour garder la tête hors de l’eau tels que l’écoconstruction, le logement social, les modes constructives...


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