Economie

Moussajee contre SOGECORE : « cette affaire est emblématique des "mécanismes de l’économie réunionnaise" »

De jeunes entrepreneurs demandent réparations

Témoignages.re / 27 avril 2014

Depuis plusieurs années, Salim Moussajee et son frère sont en conflit avec la société SOGECORE au sujet de la cession au grand groupe de leurs sociétés de vente de pneus : PSA, Moussajee Distribution ocean indien, PROPNEUS plus, Monsieur Pneu et Distriprom. Etranglées par les banques alors qu’elles étaient viables, ces affaires ont été acquises par un des plus importants acteurs du secteur automobile de La Réunion. S’estimant lésés dans la transaction, les frères Moussadjee ont décidé de porter l’affaire en justice. Un véritable marathon qui dure depuis plusieurs années. Voici les explications de Salim Moussadjee.

• M. Moussajee, pouvez-vous nous dire pourquoi vous êtes en procès ?

- Je suis en procès suite à la vente forcée de mes sociétés à la SOGECORE qui a tout commandité dès le départ avec la complicité de la BRED et de l’avocat Me Arnaud qui vient d’être condamné récemment par un tribunal parisien.
Des économistes estiment que cette affaire est emblématique des « mécanismes de l’économie réunionnaise » avec une collusion entre les lobbies et les réseaux financiers et certains réseaux judiciaires du département.

Le PDG de SOGECORE officiait depuis plusieurs années comme juge aux Prud’hommes et il a d’ailleurs choisi un ancien Procureur Général, en la personne de Jack Gautier, pour être leur arbitre dans la procédure arbitrale qui s’est révélé être un véritable « naufrage judiciaire » de l’avis de nombre de juristes.

• Quelles sont les charges dont vous êtes victime ?

- On m’accuse depuis plusieurs années de diffamation alors que je dénonce des vérités qui dérangent trop de personnalités importantes du département et qui ont été de connivence avec nos adversaires.
J’ai des preuves irréfutables avec des jugements et témoignages qui ont déjà été remis au parquet qui ne fait rien, car et qui s’ingénie actuellement à retarder les choses avec une expertise fort contestable et surprenante de la part de deux experts de la Cour de cassation nommés par le juge d’instruction.

• Quels sont vos arguments de défense ?

- Je plaide la bonne foi, et je demande un sursis à statuer car j’ai déposé plusieurs plaintes pénales en joignant des éléments de preuve confirmant la véracité de ce que je dénonce.

Mes adversaires ont les bras très longs et bénéficient d’une surprenante impunité.

Sachez que mes plaintes ont été rangées curieusement au placard durant près de 4 années avant qu’un juge d’instruction soit enfin nommé, suite fort probablement aux pressions que j’ai mises justement en dénonçant de toutes mes forces ce que nous avons subi moi et mon frère.


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