Economie

« Nouveau recul du PIB au premier trimestre 2013 : -0,2% »

L’INSEE annonce la France en récession

Témoignages.re / 16 mai 2013

Voici le communiqué diffusé hier par l’INSEE qui annonce un nouveau recul de la croissance pour le second trimestre consécutif : la France est officiellement en récession.

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L’étude de l’INSEE fait ressortir entre autres qu’au 1er trimestre 2013 en France, « les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables malgré un rebond des dépenses d’énergie-eau-déchets dû à un hiver particulièrement rude ».

« Au premier trimestre 2013, le PIB en volume recule de nouveau : -0,2%, après -0,2% fin 2012. C’est la troisième baisse au cours des quatre derniers trimestres.

Les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables début 2013 (-0,1% après 0,0%), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale poursuit son repli (-0,9% après -0,8%). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse légèrement : elle contribue à l’évolution du PIB pour -0,1 point au premier trimestre 2013 (après -0,1 point fin 2012).

Les importations sont quasi stables (+0,1% après -1,3%), tandis que les exportations continuent de baisser (-0,5% après -0,7%). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (-0,2 point, après +0,2 point).

Enfin, le comportement de stockage des entreprises contribue faiblement à l’évolution de l’activité : +0,1 point, après -0,3 point fin 2012.

La production totale est au point mort

Au premier trimestre 2013, la production de biens et services est étale (-0,1% après -0,4%). La production de biens manufacturés diminue légèrement (-0,3% après -2,2%) : la baisse est sensible en matériels de transport (-2,1% après -5,4%) et dans l’agroalimentaire (-1,1% après -0,1%). En revanche, la production de cokéfaction-raffinage rebondit (+5,6% après -8,0%). La production de services marchands stagne (0,0% après +0,1%) et l’activité dans la construction se replie de nouveau (-0,8% après -0,9%).

La consommation des ménages est atone

Au premier trimestre 2013, les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables (-0,1% après 0,0%) malgré un rebond des dépenses d’énergie-eau-déchets (+5,0% après -0,4%) dû à un hiver particulièrement rude. En effet, les dépenses en produits manufacturés se replient (-0,9% après +0,1%), notamment celles en automobiles (-5,8% après 0,0%). Par ailleurs, les dépenses en services sont atones (-0,1% après +0,2%), avec notamment un repli dans l’hébergement-restauration et les services de transport.

Les dépenses d’investissement se replient

La FBCF totale se contracte au premier trimestre 2013 (-0,9%), pour le cinquième trimestre consécutif. En particulier, en lien avec le repli depuis plusieurs trimestres des mises en chantier, l’investissement en construction recule au même rythme que fin 2012 (-1,0%). Les achats de biens manufacturés restent également mal orientés (-1,3% après –1,8%). L’investissement des sociétés non financières poursuit ainsi sa baisse (-0,8% après -0,7%), tout comme celui des administrations publiques (-0,7% après -0,9%).

Enfin, le repli de la FBCF des ménages s’accentue (-1,3% après -0,8%).

Les exportations reculent de nouveau

Au premier trimestre 2013, les exportations continuent de baisser (-0,5% après -0,7%). Les ventes d’énergie-eau-déchets (-15,8% après +0,5%) et de biens manufacturés (-0,4% après -1,5%) y contribuent avec la même ampleur. Dans le même temps, les importations cessent de reculer (+0,1% après -1,3% fin 2012), notamment celles de produits manufacturés (+0,2% après -1,5%). Ainsi, le commerce extérieur pèse sur l’activité ce trimestre : -0,2 point de PIB après +0,2 point.

Les stocks contribuent peu à l’activité

Les variations de stocks contribuent faiblement à l’évolution du PIB : +0,1 point après -0,3 point fin 2012. Le profil trimestriel est notamment marqué par les variations de stocks de produits raffinés.

Le profil du PIB est révisé sur le passé

Comme chaque année à cette époque, les révisions sont plus fortes ce trimestre que lors des publications précédentes, en raison du calage des comptes trimestriels sur les comptes annuels et de la réestimation des modèles de CVS et de CJO. Les comptes annuels sont révisés sur les années 2010 (avec une hausse du PIB inchangée, à +1,6% en données CJO), 2011 (révision du PIB de +0,3 point à +2,0%) et 2012 (évolution du PIB inchangée à 0,0%). S’y ajoute cette année le passage de la base 2005 à la base 2010 pour les principales sources de données utilisées que sont les indices de production industrielle, ceux de chiffres d’affaires et de prix de production et d’importation. L’ensemble des modifications se traduit par des révisions trimestrielles dont la plus notable est celle à la hausse sur le premier trimestre 2011 (+0,3 point à +1,1%). En 2012, la baisse du quatrième trimestre est atténuée (+0,1 point à -0,2%) et la hausse au troisième trimestre est légèrement réduite (-0,1 point à +0,1%). »


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