Economie

Possible accélération de l’économie mondiale

Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International

Céline Tabou / 7 juillet 2014

Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International, a annoncé dimanche 6 juillet, que l’activité mondiale pourrait connaître « une impulsion moins forte que prévu ». Cette dernière a constaté devant les participants aux journées des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, que « l’activité mondiale prend de l’élan ».

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Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International.

Toutefois, « l’impulsion pourrait être moins forte que nous ne l’avions prévu, car la croissance potentielle est plus faible (...), l’investissement reste atone », a déclaré la patronne du FMI. L’activité morose de l’économie mondiale, au cours des premiers mois de 2014, devrait continuait dans la seconde partie de l’année, voire s’accélérer en 2015. Cependant, « la dynamique pourrait être moins forte que prévu », a estimé le Fonds monétaire international.

« Renforcer les capacités d’offre pour muscler la reprise »

Christine Lagarde s’est exprimée lors de la 14ème édition des Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence, qui a « pour ambition de soutenir une dynamique mondiale qui fait le choix de l’investissement ». Pendant trois jours, une trentaine de débats réunissant plus de 200 universitaires, chefs d’entreprise, étudiants, représentants politiques et d’institutions, ont tourné autour des « contours d’un nouvel avenir économique ».
A cette occasion, la directrice du FMI a recommandé à aux pays « d’investir dans les infrastructures, la santé et l’éducation, tant que leurs finances le permettent ». « Malgré les ripostes à la crise (...) la reprise est modérée, laborieuse, fragile et les mesures de soutien a la demande, malgré la bonne volonté des banques centrales, trouveront leurs limites. Donc il faut renforcer les capacités d’offre pour muscler la reprise », a-t-elle déclaré.

Relancer les investissements

Pour Christine Lagarde, « l’occasion se présente dans un certain nombre de pays de relancer les investissements pour la croissance sans menacer la viabilité des finances publiques ». Une analyse portée par la publication prochaine des prévisions de croissance mondiale par le FMI, qui seront « très légèrement » différentes de celles annoncées en avril.
« Si on regarde les pays émergents d’Asie et en particulier la Chine, on peut être rassuré (...) puisque nous ne voyons pas (...) un atterrissage brutal mais un léger ralentissement d’une croissance devenue plus qualitative et plus soutenable, que nous considérons pour 2014 quelque part entre 7 et 7,5% », a-t-elle expliqué. Concernant la zone euro, le FMI reconnait que les pays émergent lentement de la récession, « même si la reprise est loin d’être suffisante pour faire baisser chômage et endettement », a estimé la directrice générale du FMI.
« Il reste donc crucial, de notre point de vue, de parachever les grandes réformes en zone euro, notamment l’union bancaire avec l’ensemble de ses attributs (...) et sans mollir », a indiqué Christine Lagarde, lors de son allocution. Des réformes pourtant vivement contestées par la population, dont le niveau de pauvreté ne cesse de croitre, et où les politiques publiques tentent de se libéraliser au maximum.

Céline Tabou


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