Economie

Premier pas symbolique vers une nouvelle gouvernance mondiale ?

Modification des droits de vote au FMI

Sanjiv Dinama / 26 septembre 2009

Les pays du G20 ont accepté de faire passer 5% des droits de vote au FMI des pays développés vers les pays émergents. Mais cela reste insuffisant par rapport à la demande formulée par les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Conçues pour l’essentiel après la Deuxième Guerre mondiale, les enceintes internationales comme le FMI et la Banque mondiale restent dominées par les principales puissances occidentales. La réforme votée devrait entrer en vigueur en 2011.

Les pays du G20 ont accepté de faire passer 5% des droits de vote au FMI des pays développés vers les pays émergents.
Ce geste s’inscrit dans la démarche qui vise à donner aux pays sous-représentés au FMI un plus grand poids, afin de mieux reconnaître leur influence croissante sur l’économie mondiale.
Lors de leur réunion préparatoire, au début du mois à Londres, les ministres des Finances des pays du G20 avaient fait part d’un accord général sur le fait que les pays émergents comme l’Inde et la Chine devaient avoir davantage leur mot à dire au sein des instances financières internationales mais n’en avaient pas précisé les moyens.
Conçues pour l’essentiel après la Deuxième Guerre mondiale, les enceintes internationales comme le FMI et la Banque mondiale sont dominées par les principales puissances occidentales.
A titre d’exemple, le Royaume-Uni et ses 60 millions d’habitants détiennent 4,86% des droits de vote au conseil des gouverneurs du FMI, loin derrière les Etats-Unis (16,77%) mais devant la Chine (3,66%) et l’Inde (1,89%), qui dépassent chacun le milliard d’habitants.
Mais les 5% accordé reste insuffisant par rapport à la demande formulée par les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) réclamaient à l’origine un transfert de 7% des quotas du FMI en leur faveur.
Cette réforme devrait entrer en vigueur en 2011. Avec 32% des voix au FMI, le Européens sont surreprésentés au G20, alors que leur poids dans l’économie mondiale n’excède pas 25%.
Les Etats-Unis disposent de près de 17% des voix, sont dotés d’un droit de veto, un privilège contesté, en vain. Aujourd’hui, les pays développés détiennent 57% des voix au sein du FMI, contre 43% aux pays en voie de développement où se situe la majorité de la population mondiale.

Sanjiv Dinama


Arrêt des subventions sur le pétrole

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont convenu d’un arrêt "à moyen terme" des subventions sur le pétrole et les autres énergies fossiles, d’après un projet de communiqué. Dans un document, les membres du G20 donnent pour mission à leurs ministres des Finances de leur soumettre une série de propositions concernant la finance climatique, c’est-à-dire l’octroi de fonds par les pays riches aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique, à l’occasion de leur prochaine réunion.

S.D.


Pérennisation du G20

Le G20 va devenir le "principal" forum de coordination économique. « Il se changera en conseil permanent, qui servira à la mise en place d’une coopération économique international » selon le communiqué du G20. Cette décision va permettre de refléter davantage le poids des pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l’Inde dans l’économie mondiale.
Le G8, qui rassemble les pays les plus industrialisés, continuera de se réunir sous sa forme élargie, c’est-à-dire en présence des principales économies en développement et à forte croissance (comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud). « Le G8 continuera d’exister en tant que tel dans certains cas, en particulier pour aborder les questions relatives à la sécurité nationale ».
"C’est en 2010 que nous essaierons de discuter de la nouvelle architecture du G20 : quels pays doivent en être membres, à quelle fréquence doit-il se réunir ? Et 2011 sera l’année de l’application de son nouveau régime".
Deux sommets du G20 seront organisés en 2010 : "l’un au Canada", là où avaient déjà prévu de se retrouver les dirigeants du G8, et "l’autre en Corée du Sud".

S.D.


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