Economie

Union des forces pour l’intérêt général : une des conditions du "Vivre ensemble"

Assemblée générale de l’ADIR

Manuel Marchal / 23 octobre 2009

Plusieurs centaines de personnes à l’assemblée générale de l’Association pour le développement de l’industrie à La Réunion (ADIR). Maurice Cérisola, président de l’ADIR, et Paul Vergès, président de la Région, ont souligné combien plus que jamais il est essentiel de s’unir pour faire avancer l’intérêt général du pays.

L’Association pour le développement de l’industrie à La Réunion tenait hier son assemblée générale à la Halle des manifestations au Port. Plusieurs centaines de personnes avaient répondu à l’invitation de Maurice Cérisola : Zhang Guobin, consul général de Chine à La Réunion, des élus, des syndicalistes, des représentants d’organisations patronales, des représentants d’entreprises publiques, ainsi que le préfet.
À cette occasion, l’ADIR organisait une table-ronde sur le thème du "Vivre ensemble", avec parmi les participants Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, et Alain Séraphine, directeur de l’École des Beaux Arts, et l’éclairage de Xavier Guilhou, expert en gestion des transitions. Cette table ronde était précédée par trois prises de paroles : le rapport du président de l’ADIR, Maurice Cérisola, l’intervention de Paul Vergès, président de la Région, et celle du préfet de La Réunion.

« Nous saurons si nous avons été entendus »

Tout le monde a pu noter la convergence des interventions des deux premier orateurs, qui ont tout deux insistés sur la nécessité de s’unir pour faire face à la crise en valorisant les atouts réunionnais, et donc en créant des emplois à La Réunion en lien avec une production de richesses à La Réunion.
Maurice Cérisola a insisté sur l’importance des États généraux, et a rappelé les propos tenus par Nicolas Sarkozy le 17 février dernier, lors de l’annonce du lancement de cette consultation : « j’ai toujours été partisan d’un modèle de développement endogène qui favorise l’autonomie économique », avait dit le chef de l’État. Cette année 2009 a été aussi l’année de la crise et des négociations avec le COSPAR, a précisé Maurice Cérisola. Ce dernier a plaidé pour une société où « la valorisation optimale » des produits locaux soit la règle. « Nous avons fait le choix du travail local, c’est la raison d’être de l’ADIR », a-t-il poursuivi en appelant à « jouer grouper » et de donner rendez-vous le 6 novembre où « nous saurons si nous avons été entendus ».
Paul Vergès a tout d’abord souligné combien la crise est profonde et sera durable. C’est dans ce contexte que notre pays doit relever les défis de l’augmentation de la population, de l’adaptation aux changements climatiques et de la mondialisation.
Pour sa part, la Région « doit faire constamment preuve d’esprit de décision et de fermeté ». Cette attitude permet des avancées, comme la mise en service de la Route des Tamarins, formidable levier pour le développement du Sud.
L’efficacité de cette politique est reconnue au plus haut niveau, c’est par exemple le Prix du défi relevé décerné par la Rencontre internationale des PPP. Après la décision de l’UNESCO d’inscrire le Maloya au patrimoine mondial, c’est le respect des coûts et des délais d’un chantier réunionnais qui est récompensé au plus haut niveau, a dit en substance Paul Vergès.

Beaucoup de travail reste à faire

Et de rappeler que la prochaine signature du PPP lancera un chantier qui, pour les 5 années à venir, sera un investissement de 1,6 milliard d’euros dans sa première tranche.
Le président de la Région a ensuite rappelé d’autres projets, comme l’autonomie énergétique qui pourra créer des milliers d’emplois. « Le devoir de tout Réunionnais responsable est d’accélérer les procédures pour répondre aux attentes des entreprises et des travailleurs », a poursuivi Paul Vergès. Mais sur le plan de la compréhension, beaucoup de travail reste à faire. Car comment comprendre que la réponse à tout ce travail des collectivités soit les insultes d’une minorité qui profite de la visite de François Fillon traiter publiquement tous les élus réunionnais de rats. Ces manifestants sont connus de tous, et ils reviendront à la Région car ils demanderont que le tiers des 1,6 milliard d’euros d’investissements bénéficient directement à des entreprises réunionnaises, a ajouté en substance le président de la Région.
Paul Vergès a conclu en rappelant que « nous ne nous en sortirons qu’ensemble », et en invitant tous les industriels à participer à l’action de sauvegarde de l’intérêt général, comme par exemple dans les négociations des APE : « votre participation à cet effort collectif est essentielle ».
Quant au préfet, il a évoqué la reconnaissance par Bruxelles de la bonne co-gestion des fonds européens par la Région et l’État.

M.M.


Kanalreunion.com