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9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Transition de 19 mois
21 avril 2009

Les Assises nationales regroupant les représentants des forces vives de la Nation se sont réunies à Ivato-Antananarivo les 2 et 3 avril 2009.
L’objectif de ces Assises était de collecter les idées et propositions des participants en vue de les soumettre à la Conférence Nationale souhaitée par l’opinion unanime.
Un calendrier chargé
Notons que au lieu des 400 participants prévus, 1.274 représentants de partis politiques, associations diverses, syndicats, organisations de la société civile, associations féminines, sportives, groupements religieux, etc… étaient présents.
C’est dire que ces Assises ont suscité un véritable engouement compréhensible car les changements inaugurés par la Haute Autorité de la Transition, dans le respect de ses engagements à respecter la liberté d’expression, fondement majeur d’une véritable démocratie, ont apporté un nouveau souffle au sein de la société toute entière.
La Feuille de route proposée à la discussion des participants à ces Assises Nationales a débouché sur un calendrier qui résume clairement les objectifs à atteindre :
Avant le 26 juin 2009 : en vue de la Conférence Nationale à Antananarivo, en conclusion des 22 Conférences régionales convoquées en mai 2009.
- Juillet 2009 : adoption du nouveau Code électoral et autres lois
- Septembre 2009 : referendum sur la Constitution de la Quatrième République
- Décembre 2009-Mars 2010 : élection des Présidents de Fokontany - Elections législatives
- Octobre 2010 : élections présidentielles
Vols de bois précieux, détournements
La « guerre de communication » fait rage entre, d’une part, les partisans de Marc Ravalomanana qui réclament son retour dans leurs meetings quotidiens, qu’ils tiennent en toute liberté sur la Place de la Démocratie, et d’autre part, la majorité de la population qui soutient la Haute Autorité de la Transition, porte-parole de ses aspirations à la démocratie.
Par ailleurs, l’opinion est littéralement horrifiée en découvrant dans les médias (presse écrite, radios) la gravité et l’étendue des malversations perpétrées par Marc Ravalomanana et sa société Tiko, par exemple :
- la découverte d’un trou gigantesque de 220 milliards d’ariary sortis illicitement des caisses de la Banque Centrale.
- la saisie dans les hangars de la Société Tiko à Sambaina (près d’Antsirabe) de dizaines de mètres cubes de bois d’ébène, palissandre, bois de rose auxquels s’ajoutent les 500 unités de palissandre, bois de rose et bois d’ébène cachés dans le domaine relevant du Palais d’Etat de Iavoloha. Tous ces bois précieux volés à leurs propriétaires étaient destinés à l’exportation au bénéfice de Marc Ravalomanana et de sa société.
Ces bois précieux valant plusieurs dizaines de millions de dollars avaient été saisis illégalement chez des particuliers dans la région de la Sava (Nord-Est de l’île) puis transportés sur ordre de Ravalomanana à l’usine de Tiko et au Palais d’Etat de Iavoloha.
- la vérification des dossiers relatifs aux diverses opérations de dédouanement de la société Tiko entre 2006 et 2008, qui a révélé que les arriérés du Groupe Tiko en matière de taxes douanières s’élèvent à 26 milliards d’ariary.
Retour improbable de Marc Ravalomanana
C’est le retour à la Direction du pays d’un personnage abhorré par les Malgaches pour sa « gouvernance désastreuse » qui a plongé le Peuple Malgache dans la misère, qui est pourtant aujourd’hui le leitmotiv de ses partisans irréductibles et par une fraction de la dite Communauté internationale ressassant à l’envie le « respect de la légalité constitutionnelle » pour mettre fin à la crise.
Sur la Place de la Démocratie, les partisans de l’ex-président avaient annoncé le mardi 14 avril que son retour était prévu pour le samedi suivant (18 avril).
De l’étranger, l’ex-président se vante de rejoindre le pays avec le concours d’une armée étrangère (en l’occurrence la SADC). Ce qui semble peu probable dans la conjoncture mondiale actuelle. Il n’empêche que la Grande Ile n’est pas à l’abri de tentatives de déstabilisation.
Et l’opinion s’indigne de l’attitude de certains représentants de pays et groupements étrangers (Sadec Swaziland, Sénégal, Europe) qui s’évertuent à convoquer des rencontres et réunions, exprimant ainsi leur mépris à l’endroit des décisions de la Haute Cour Constitutionnelle Malgache, seule institution judiciaire en exercice habilitée qui a reconnu et légalisé l’accession de Andry Rajoelina à la Présidence de la Haute Autorité de l’Etat, qui dirige et représente le pays tout entier. Il n’y a pas eu de coup d’Etat à Madagascar. Il n’y a pas non plus de « guerre civile » à Madagascar. La crise est terminée. Laissez les Malgaches résoudre eux-mêmes leurs problèmes du moment, et mettez fin à l’embargo contre Madagascar et le Peuple Malgache, qui a soif de liberté de dignité et de démocratie.
B.Y.
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