APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
17 janvier 2009, par

Le futur président américain Barack Obama, qui avait promis de fermer la prison de Guantanamo, a indiqué que c’est un défi de la fermer peu après son investiture le 20 janvier.
Sommé de toutes parts d’en finir vite avec la prison de Guantanamo, symbole des excès de la lutte anti-terroriste de son prédécesseur Georges Bush, Barack Obama va s’atteler dès sa prise de fonctions à vider le lieu de ses détenus.
« Je pense que cela prendra un peu de temps. Nos équipes juridiques travaillent en consultation avec notre appareil sécuritaire national au moment où nous parlons de concevoir exactement ce que nous voulons faire », a indiqué Obama dans une interview à ABC News.
Interrogé s’il fera un effort de fermer le camp au cours des 100 premiers jours de sa présidence, Obama a répondu : « C’est cela le défi ».
Toutefois, le futur président a réitéré : « Je ne veux pas être ambigu à ce propos. Nous fermerons Guantanamo et nous allons nous assurer que les procédures que nous mettons sur pied sont celles qui sont conformes à notre Constitution ».
Il devrait également suspendre le système judiciaire créé spécialement pour les détenus de Guantanamo - dont cinq hommes accusés d’avoir organisé les attentats du 11 Septembre qui n’ont toujours pas été jugés. Très controversé, ce système d’exception n’a pour l’instant jugé que trois détenus.
Le suspense demeure pour savoir si le procès de Omar Khadr, un jeune Canadien arrêté en Afghanistan alors qu’il avait 15 ans, se tiendra comme prévu le 26 janvier, à Guantanamo. Comme la plupart des quelque 275 hommes aujourd’hui détenus, sur 800 environ passés par ces cellules, il y est enfermé depuis près de 7 ans.
La plupart des détenus n’ont été accusés d’aucun crime, et certains d’entre eux sont en prison depuis plusieurs années.
Sur les 275 détenus, seule une vingtaine a été formellement inculpée pour « crimes de guerre ». Les autres sont soit soupçonnés d’appartenir ou de soutenir le réseau terroriste Al-Qaïda, soit blanchis (une cinquantaine), mais toujours détenus à Guantanamo.
Risham Badroudine
Rappel historique
Le centre de détention de Guantanamo est situé sur un terrain de 121 km2, actuellement occupé par le gouvernement des États-Unis. Cette occupation date 23 février 1903 sous la présidence de Theodore Roosevelt. Un décret présidentiel de George W. Bush autorise la détention sans limite et sans chef d’accusation sur ce territoire. L’administration Bush justifiait la prison en affirmant que les membres d’Al-Qaïda et les Talibans n’étaient pas des combattants réguliers respectant les lois de la guerre.
Selon plusieurs témoignages et documents, les détenus sont soumis à des traitements dégradants et à diverses tortures au sein de la prison et au cours de leurs interrogatoires.
Le 25 mai 2005, Amnesty international condamne dans son rapport annuel les Etats-Unis à propos de la base Guantánamo.
L’ONU réclame la fermeture immédiate des installations
Publié le 15 février 2006, un rapport de l’ONU demande de « Fermer les installations de détention de Guantánamo sans délai supplémentaire » et que « soient jugés rapidement tous les détenus de Guantánamo » ou « libérés immédiatement ». Les critiques des conditions de détention portent surtout sur les limites floues entre certaines techniques d’interrogatoire assimilées à de la torture et, de ce fait, il est demandé que « toutes les techniques spéciales d’interrogatoire autorisées par le Département de la Défense soient révoquées immédiatement ». Ce rapport n’a jamais été pris en considération par l’administration américaine.
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