16 juin 2006
Les Français sont très attachés aux services publics et à leur qualité. D’où la protestation actuelle dans toute la République contre de nouvelles attaques du gouvernement à l’égard de ces services.
On pense en particulier à la suppression de 15.000 postes dans plusieurs administrations (voir “Témoignages” du mercredi 14 juin). On pense aussi au projet de privatisation de Gaz de France, qui soulève tellement d’opposition dans l’électorat que même certains députés UMP en viennent à s’inquiéter... vu les prochaines échéances.
Il faut dire que ces attaques contre les services publics ne datent pas d’aujourd’hui. D’autres avaient ouvert la voie. On pense ainsi à ce ministre de l’Éducation nationale qui voulait "dégraisser le mammouth".
Ces remises en cause d’acquis sociaux sont contestées par les citoyens sur la forme comme sur le fond.
Tout d’abord, la méthode est inacceptable car l’employeur - en l’occurrence l’État - prend des décisions concernant ses employés sans consulter ces derniers. Ce qui est un non-respect manifeste des règles de la démocratie et du dialogue social.
Ensuite, le contenu de ces réformes est critiqué. En effet, elles visent non pas à améliorer la qualité des services publics dans l’intérêt des citoyens mais à augmenter leur productivité, comme l’a répété le porte-parole du gouvernement mercredi sur France 2.
Mais en quoi des critères économiques et financiers peuvent-ils être les valeurs suprêmes en politique ? La lutte pour mettre l’être humain au centre de notre vie sociale est un combat permanent. Il suffit de voir les files d’attente devant nos bureaux de poste.
L. B.
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