Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
25 juillet 2005

(page 2)
Monsieur l’ancien sénateur (pendant 9 ans) de La Réunion, Albert Ramassamy, n’aime pas Paul Vergès. Ce n’est pas nouveau et nous ne sommes vraiment pas, mais alors pas du tout, surpris de la teneur du courrier qu’il a, ces derniers jours, envoyé à la presse. Il s’agit d’une nouvelle copie quasi conforme de ses précédentes opinions déjà émises par le même biais. La constance qu’affiche Monsieur notre ancien sénateur (pendant 9 ans) de La Réunion dans sa haine tranquille est intacte. Comme doit être intacte la belle et quasi unanime indifférence que provoquent sur l’opinion publique réunionnaise ses prises de position constantes elles aussi. Au fait, combien d’électeurs ont voté pour la liste qu’il conduisait aux élections régionales de mars 2004 ? Vous ne vous souvenez plus déjà qu’il avait, dans un sursaut de profond patriotisme, monté son affaire, fait placarder partout ses affiches (il en reste encore une ou deux collées pour la postérité ici ou là, sur quelques piliers de ponts) et qu’il s’était à la télévision déclaré prêt à porter l’estocade finale et victorieuse à celui contre lequel il consacrera toujours toute sa fougue ? Ayant contre toute son attente échoué au premier tour, il se requinqua pour le second. Vous connaissez le résultat : inespéré !... désespérant !...
Mais nous aurions tort de limiter le mot de Monsieur l’ancien sénateur (pendant 9 ans) de La Réunion à sa croisade anti-Paul, un Paul dont, écrit-il et cela, vous en conviendrez, ne manque pas de saveur, "... la droite ne semble plus avoir la capacité intellectuelle de contrecarrer" le funeste génie !
Car, en effet, le regard embué d’un halo tricolore, drapé dans sa plus belle solennité, Albert Rassamay, une fois qu’il a affirmé l’évidence, pose à La Réunion entière la terrible question : “Mais que faire ?”
Futé comme il sait l’être dans les grandes occasions, notre ancien sénateur de la République (pendant 9 ans) ne laisse à personne le soin de répondre au grave questionnement qui le tourmente : "Les Réunionnais, écrit-il alors sans omettre d’y mettre la majuscule qui convient, ont les élus qu’ils se sont choisis. Ils devraient y penser quand ils accusent le gouvernement d’être responsable de tous les malheurs qui les frappent..." Et vlan... pour les Réunionnais !
Force est de faire un implacable constat : si les électeurs et électrices réunionnais avaient correctement voté il y a un peu moins d’un an et demi, s’ils avaient compris que Monsieur Ramassamy voulait et pouvait rendre disponible son intacte capacité à présider le Conseil régional de La Réunion, jamais au grand jamais nous ne serions descendus aussi bas ! "Ils devraient y penser" maintenant qu’ils "ont les élus qu’ils se sont choisis"... Ben oui, Albert !
Et, pointant du doigt le passé et l’avenir de son île, notre ancien sénateur (pendant 9 ans) de La Réunion s’en prend à ses amis, en un reproche hautement gaullien : "N’est-ce pas, pour les départementalistes, une nouvelle occasion de constater qu’aucun de ceux qui ont combattu Michel Debré à La Réunion n’a été digne de lui y succéder".
Le “y” qui précède est de toute première importance. Il foudroie tous ceux de ses amis qui, après avoir combattu M. Michel Debré de son vivant, ont failli à la mission de lui succéder après sa disparition. Nul doute que, dans son inventaire de tous ceux qui n’ont pas su être à la hauteur, Albert Ramassamy aligne son ami Jean-Paul, celui-là même qui, un jour, lui permit d’être, pour 9 ans, sénateur de La Réunion.
En toute modestie, pour ce qui le concerne, il ne s’y voit pas... Cela va de soi puisque, lui, était socialiste, lui...
R. Lauret
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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