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Gélita Hoarau à la Conférence de Copenhague
19 décembre 2009
Gélita Hoarau a participé à la Conférence de Copenhague au sein d’une délégation de parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, à l’invitation du ministère de l’Écologie et du Développement durable. Hier après-midi, elle a donné son analyse de la situation.

Gélita Hoarau a participé à la conférence de Copenhague au sein d’une délégation de parlementaires. (photo M.M.)
Comment vivez-vous l’évolution de ces dernières heures à Copenhague ?
— Avant la conférence et au début, on avait un espoir, on parlait d’un texte commun, et de la possibilité d’aboutir à ce résultat.
Mais à ce moment, cet espoir est déçu pour les pays du Sud. Ils ne voient aucun effort de la part des pays riches pour que la solidarité puisse faire face à leurs souffrances. C’est une situation dramatique.
Actuellement, les informations font état d’un nouveau délai de six mois pour arriver à un accord. Il est urgent de trouver une solution, d’autant plus que les scientifiques s’accordent à dire que le réchauffement est plus rapide que les prévisions.
Les scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme, mais les chefs d’État ne se sont pas mis d’accord.
Que pensez-vous de ce blocage ?
— C’est dommage, cela dure depuis Rio en 1992. Il y eut une petite avancée en 1997, on attendait beaucoup de Copenhague et à quelques heures de la fin de la conférence, il ne s’est encore rien passé.
Or, plus on attend, et plus la dette des pays du Nord augmentera. Ces pays arriveront-ils à faire face à ce moment-là ?
En effet, les pays du Sud paient les conséquences du changement climatique. Or, ils n’émettent que très peu de gaz à effet de serre. Ils demandent notamment une aide financière, un transfert de technologie. Mais apparemment, ils ne sont pas entendus.
Quel était le rôle de la délégation du Sénat pendant la conférence ?
— Nous participions aux échanges, nous suivons l’avancée des négociations au fur et à mesure. Tous les jours, nous avions deux points faits soit par le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, soit par la secrétaire d’État à l’Écologie, Chantal Jouanno.
Nous avons également visité une ferme éolienne off-shore. Elle est composée d’une vingtaine de turbines ayant chacune une puissance de deux mégawatts.
Propos recueillis par M.M.
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