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Toujours pas d’accord signé par tous
4 mars 2009
Alors qu’un accord vient d’être obtenu en Martinique, la situation est toujours bloquée en Guadeloupe. Hier, François Fillon a adressé une mise en garde au MEDEF et au LKP.
Au bout de plus de 40 jours de grève, c’est toujours l’impasse en Guadeloupe où l’accord salarial signé par le LKP et une organisation patronale minoritaire ne sera pas étendu par l’État. C’est ce que laisse entendre l’intervention de François Fillon hier sur Europe 1.
Ce dernier renvoie dos à dos le MEDEF et le LKP. D’un côté, il appelle le MEDEF à signer l’accord qui prévoit une hausse des salaires de 180 euros en additionnant la contribution de l’État via un RSA adapté, des entreprises et des collectivités. De l’autre, il dit au LKP « que l’ordre public doit être restauré, le travail doit reprendre ». « Il n’est pas question en particulier que le LKP aille, comme il l’a indiqué, dans chaque entreprise pour forcer les dirigeants à accepter des augmentations de salaires », a ajouté le Premier ministre. « Il ne faut pas que ça dure longtemps parce que l’économie de la Guadeloupe est au bord du gouffre. Il va y avoir de toute façon des dégâts considérables liés à la longueur de ce conflit », a précisé François Fillon mardi matin sur les ondes d’Europe1.
Elie Domota, le leader de ce collectif, a pour sa part indiqué hier que la décision sur la suite du mouvement serait prise sur la base du document transmis par le préfet, actant les points d’accord, notamment la liste des 100 produits susceptibles de bénéficier d’une baisse de prix.
De son côté, Jacques Viator, président de l’Union des chefs d’entreprise guadeloupéens (UCEG), organisation patronale signataire de l’accord sur les salaires, a déclaré à "l’Humanité" que « nous appliquerons l’accord et gérerons la fin du conflit avec nos salariés ». « La gestion de nos entreprises, les relations avec les salariés doivent être plus sociales », a-t-il souligné.
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