APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Orange Réunion et France Télécom
7 octobre 2008

Pratiques discriminatoires dans le recrutement, lourd climat social, conditions de travail déplorables, dysfonctionnement dans l’organisation de l’entreprise, recours abusif à la sous-traitance... Autant de points que la CDFT Communication Conseil Culture souhaiterait qu’Orange Réunion et France Télécom améliorent.
La CFDT syndicat majoritaire dans Orange Réunion et France Télécom questionne la Charte de déontologie reçue par tous les salariés et que la Direction, en parfait contre-exemple, ne respecte pas. La discussion se noue, mais les paroles ne suffiront pas, le syndicat veut des actes.
Quelle logique de recrutement ?
Le premier point est celui de « la représentativité des Réunionnais à des postes à responsabilités : aujourd’hui, il réorganise tout, mais il ne fait pas d’effort pour intégrer les Réunionnais ». Le nouveau Comité de Direction compte treize directeurs dont un seul Réunionnais, la proportion était jusqu’alors de deux Réunionnais sur un groupe de neuf, puis de onze.
Autre question du même ordre : celui du recrutement où l’organisation syndicale constate une contradiction entre le fait que la Direction n’embauche pas localement, soi-disant parce que les compétences locales sont insuffisantes, et le fait qu’elle embauche sur le bassin national des personnes qui ne sont pas davantage qualifiées pour leur poste.
Ainsi, explique Christine Nicol : « On recrute une personne venue à La Réunion en tant que Directeur des Ressources Humaines et, deux ans après, la voilà devenue directeur de la Transformation. Suivant le même procédé, et sans autre justification, un directeur technique devient directeur des Ressources Humaines. Autant le pouvoir de nomination est un pouvoir qui appartient à l’employeur, autant ce choix doit avoir des valeurs de déontologie. On va réinterpeller la Direction du Travail ».
Ces pratiques sont encore plus difficiles à accepter parce que les Réunionnais, à tous les niveaux, qui demandent leur mutation à La Réunion ne l’obtiennent pas car ils n’ont jamais "le profil du poste."
Alors ils restent en France.
Dégradation du climat social
Concernant les conditions de travail, la CDFT Communication Conseil Culture déplore que l’entreprise n’ait plus de médecin du Travail depuis plusieurs mois. La voie judiciaire a été choisie par l’entreprise qui refuse de prendre en charge une expertise sur les risques psycho-sociaux, alors qu’un accident du travail a été reconnu comme étant lié à la pression subie par le salarié. Une pression qui serait mise ouvertement sur des salariés qu’on souhaiterait pousser vers la sortie, surtout en cas de retraite proche, afin de favoriser la sous-traitance et faire disparaître certains postes.
Si les discussions en cours ne restent qu’au niveau des bonnes déclarations d’intentions, les revendications seront portées par quelques manifestations jusqu’à ce que les grandes volontés et les beaux discours se traduisent dans des actes.
Francky Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture