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Une nouvelle illustration du mépris de l’identité culturelle réunionnaise par l’Administration
12 mai 2009

Copie de la lettre envoyée le 10 avril dernier par le directeur de l’Établissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole de Saint-Joseph à un enseignant pour lui interdire de parler en créole dans l’établissement. Ce scandale illustre une fois de plus comment on ne peut pas parler de "développement durable" dans notre pays si on ne respecte pas l’identité culturelle du peuple réunionnais. Et Axel Gauvin, président de Lofis la Lang Kréol La Rénion, dénonce avec raison ce scandale.
Monsieur G., enseignant à la Formation Professionnelle Agricole de Saint-Joseph, a récemment reçu une lettre du directeur lui interdisant de s’exprimer en créole lors des réunions.
Ce directeur n’oublie qu’une chose : le créole est la langue maternelle de l’immense majorité des Réunionnaises et des Réunionnais. Il est le pilier de notre culture et de notre identité.
Nous exprimer en créole est notre droit le plus absolu. La seule limite que nous nous imposons est la politesse vis-à-vis de ceux qui méritent cette dernière et ne comprennent pas le créole.
Le français nous est indispensable, nous le savons ! Tous les Réunionnais ont droit au français : c’est pour nous une évidence. Mais exclure le créole est la pire façon de défendre le français.
Nous avons besoin du créole et du français. Vouloir remplacer le premier par le second est une monstruosité.
Le temps où il était « interdit de cracher par terre et de parler breton » est fini. Et nous ne laisserons pas les nostalgiques du « Fusillez le créole » commettre leur forfait !
Axel Gauvin,
président de Lofis la Lang Kréol La Rénion
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