23 octobre 2010
Le Tribunal correctionnel a condamné hier Maurice Gironcel à « deux ans » de privation des droits civiques. Une décision qui prend un sens politique.

Maurice Gironcel été condamné à deux ans de privation des droits civiques. Force est de constater que cette décision du Tribunal va à la rencontre des souhaits de ses adversaires. (photo MM)
Étonnant verdict que celui prononcé hier par le Tribunal correctionnel à l’encontre de Maurice Gironcel. Comme l’ensemble des commentateurs avait pu le constater, toutes les procédures qui avaient visé auparavant l’élu de Sainte-Suzanne s’étaient dégonflées les unes après les autres. Après avoir démonté les accusations et « dégraissé » l’argumentation du Parquet, les avocats avaient plaidé la relaxe. Naturellement. A noter que, dans ses requêtes, le Parquet avait laissé l’inéligibilité à la « libre appréciation du Tribunal ».
Dimension politique
Finalement, parmi les trois justiciables qui ont été condamnés par le Tribunal, Maurice Gironcel est le seul à subir une peine de privation des droits civiques. En décidant d’infliger cette sanction à Maurice Gironcel, les magistrats ont donné à l’affaire une dimension politique, dont les effets s’inscrivent dans le calendrier électoral. Dans ce cadre, force est de constater que l’arrêt du Tribunal va à la rencontre des souhaits des adversaires de Maurice Gironcel. Ont-ils d’ailleurs d’autres moyens de contrer l’élu de Sainte-Suzanne ?
Geoffroy Géraud-Legros
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