Comores

Des engagements de près de 540 millions de dollars

Conférence de Doha

Témoignages.re / 13 mars 2010

Les États arabes, les institutions financières régionales, des associations caritatives et des promoteurs privés se sont engagés collectivement à apporter aux Comores les moyens de son décollage économique.

Selon les organisateurs de la Conférence de Doha pour le développement des Comores, les promesses sont à la hauteur des attentes. Ouverte par le Cheikh Hamad Bin Jassem Bin Jabor Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Émirat du Qatar, la conférence pour la solidarité avec les Comores a vu la participation du secrétaire général de la Ligue des États arabes, le secrétaire général de la Conférence islamique, le représentant du secrétaire général des Nations Unies, ainsi que des ministres et des ambassadeurs de quarante quatre pays arabo-musulmans.
Une centaine d’ONG et une cinquantaine d’opérateurs économiques avaient fait également le déplacement en même temps qu’une centaine d’officiels, d’hommes d’affaires et de représentants de la société civile comorienne.
D’entrée de jeu, le président Sambi a présenté la situation socio-économique des Comores et lancé un vibrant appel à la solidarité du monde arabe pour aider son pays à relever ses nombreux défis, en particulier par de gros investissements dans les infrastructures capables d’amorcer le décollage rapide et durable de l’économie.

Coordonner la mobilisation des fonds

Ayant surement en mémoire les ratés de la Conférence internationale sur le développement des Comores qui s’est tenue en décembre 2005 à Maurice, le chef de l’État comorien a insisté sur la mise en place d’un mécanisme de suivi au plus haut niveau pour coordonner la mobilisation des fonds.
Si le pays hôte a décidé de débloquer 17 millions de dollars d’aide budgétaire, le Sultanat d’Oman, les Émirats Arabes Unis, la Lybie et l’Iran ont choisi d’investir dans le pays. Sur les 540 millions de dollars de promesse d’aide, les États se sont engagés à hauteur de 90 millions, les associations caritatives 90 millions, le secteur privé 182 millions, les organisations gouvernementales 13 millions, les fonds de développement 45 millions. Pour sa part, la Banque islamique va mettre en place un fonds de garantie de 120 millions de dollars.
Sur le plan sectoriel, les fonds publics seront affectés prioritairement aux infrastructures de transports, à l’énergie et à l’eau, alors que la santé, l’éducation et la culture intéressent beaucoup plus les organisations caritatives. Le secteur privé va se concentrer sur l’agriculture, la pêche et le tourisme ainsi que sur le partenariat avec les opérateurs locaux sur divers projets économiques et commerciaux.

De notre correspondant A. Mohamed


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