Comores

Vers une possible révision du calendrier

Harmonisation des mandats électifs

Témoignages.re / 22 avril 2010

Depuis la décision des élus de la majorité de fixer au 27 novembre 2011 de la prochaine élection présidentielle, la mobilisation de l’opposition et des Mohéliens n’a jamais fléchi. À la faveur de la visite d’un haut responsable de l’Union africaine (UA), le gouvernement accepte de renégocier les dates.

Depuis l’adoption par le Congrès des élus du calendrier de la prochaine élection présidentielle au niveau de l’Union et des îles au début du mois de février, la tension politique est restée vive, en particulier à Mohéli où on attend avec impatience la présidence tournante. Cette pression au niveau local a été relayée sur la scène internationale, qui a conduit le gouvernement central à ouvrir un dialogue politique avec ses adversaires.
C’est à la faveur de trois jours de rencontres avec les dirigeants politiques que Lamtane Lamamra, le commissaire de l’Union africaine chargé de la Paix et de la Sécurité, a pu obtenir de ces acteurs un retour à la table des négociations. « Il s’agit d’un dialogue qui tend à mettre au point, de manière consensuelle, un chronogramme de mise en œuvre de la tournante par la préparation des étapes qui doivent garantir une participation optimale des forces politiques », a indiqué ce diplomate d’origine algérienne à la sortie d’un entretien de deux heures avec le chef de l’État.

Un dialogue de sourds

Le ministre des Relations extérieures, Ahmed Ben Said Djaffar, ayant admis que le chronogramme proposé par son gouvernement n’est pas fermé, les discussions pouvaient alors commencer. C’est le chef de l’État qui a donné lui-même le coup d’envoi en recevant les trois gouverneurs des îles.
Le dialogue s’est poursuivi dans la semaine en présence des représentants de la Communauté internationale. Selon un diplomate, les progrès seront difficiles dans la mesure où chaque partie campe sur ses positions. En effet, entre la fixation d’une date pour l’organisation de la prochaine élection présidentielle de l’Union et l’établissement d’un calendrier visant à l’harmonisation de ce scrutin avec celui des gouverneurs des îles, les participants à ces entretiens n’ont pas réussi à s’entendre. Les partisans de Sambi, tout en acceptant de discuter, disent qu’il faut tenir compte de la résolution du Congrès sur l’harmonisation des mandats. Leurs adversaires exigent que la Présidentielle de l’Union se tienne en 2010 pour permettre à Mohéli d’exercer son droit.
Faute d’un compromis, le dialogue vient d’être suspendu au cours du week-end et devrait reprendre prochainement.

 De notre correspondant A. Mohamed


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