Madagascar

Fidélité aux engagements pris vis-à-vis du peuple malgache

Nouvelles du Comité de solidarité de Madagascar

Témoignages.re / 14 janvier 2012

Accompagné de ses vœux de nouvelle année, le Comité de solidarité de Madagascar a transmis à “Témoignages” un exemplaire de son dernier bulletin de liaison. Fidèles au combat de Gisèle Rabesahala, présidente fondatrice du Comité décédée le 27 juin dernier, les membres du Fifanampiana Malagasy continuent la bataille pour faire reculer les inégalités. Ces six derniers mois ont été notamment marqués par la tenue du Congrès du Comité, et par la création d’une section à Antananarivo. Voici quelques articles de ce bulletin.

Le XVème congrès et ses nouvelles orientations

Plusieurs décisions courageuses avaient été prises durant ce congrès, marquant un changement dans la gestion de la vie de l’association et son fonctionnement sous la direction du bureau national.

Le XVème Congrès du Comité de Solidarité de Madagascar était précédé par la disparition de son illustre présidente fondatrice. Elle a assumé ses fonctions jusqu’au bout en préparant la relève, en insufflant un vent de changement pour le comité. Le défi consistait à définir de nouvelles orientations adaptées aux contextes économiques et sociaux particulièrement difficiles, pour tenir les engagements de l’association vis-à-vis du peuple malgache et de ses partenaires, pour honorer ses responsabilités.

La jeunesse.
Le bureau national, les sections ont misé sur ce choix en intégrant de jeunes intellectuels pour élargir les compétences, pour apporter de nouvelles idées, pour redynamiser les activités de l’association.

Responsabilisation des sections.
Les sections, forces motrices de l’association, prendront l’initiative de développer des projets concourant à l’atteinte des objectifs du Comité de Solidarité de Madagascar.

La communication.
L’effort porté sur ce domaine traduit la volonté de raffermir les liens avec les partenaires privilégiés et de marquer une ouverture sur de nouvelles collaborations. Un nouveau site web est en cours, le bulletin de liaison trimestriel est relancé, en version malgache pour les nationaux, les membres et les sections et en version française pour les partenaires étrangers.

Tableau de bord des projets.
Visant une gestion de projet rationnelle et professionnelle, le bureau national se dote progressivement d’outils pour faciliter le suivi des activités, pour tisser une relation de confiance avec ses collaborateurs.

Le nouveau bureau, 100 jours après

Durant l’assemblée générale du 26 novembre 2011 au siège du Comité de solidarité à Ampandrana, le président Faly Ranoarison a dressé un bilan sommaire des 100 jours du nouveau bureau après le congrès.

1- Les premières semaines après le congrès étaient consacrées à des tâches de régularisation administratives. La modification de statut et des membres du bureau requéraient l’obtention d’un nouveau récépissé auprès du Ministère de l’Intérieur. Chose faite.

2- Les structures internes du bureau sont fonctionnelles, réparties en plusieurs commissions : Education et formation, Aide aux nécessiteux, Santé, Juridique et financier, Sections locales, Communication. Ils sont sous la supervision du secrétaire général, Dr. Randrianalison Andrianomentsoa.

L’organigramme du CSS Avaradoha a subi un réajustement suite auquel deux nouvelles fonctions ont été créées (économe et responsable maintenance).

3- Des inventaires complets ont été réalisés auprès de chaque entité sans distinction géographique : infirmerie, école, siège, le centre de soin et de santé...

4- Grâce à la générosité du Comité du Secours populaire français des Electriciens et Gaziers de Clermont-Ferrand, le financement requis pour la rénovation de l’école Fifanampiana est réuni (électricité et peintures).

5- Une visite du Président à Maroharona a soulevé la nécessité d’agrandir l’école en créant 2 classes CM1 et CM2. Par ailleurs, le bureau a fait don d’un ordinateur d’occasion lors de cette visite.

6- Le bulletin de liaison revient. Il permettra de diffuser les nouvelles de Fifanampiaina Malagasy en version malgache à destination des membres et en version française pour les partenaires à l’étranger.

7- Le site web du Fifanampiana Malagasy sera relooké avec l’aide des amis de Luxembourg.

8- Un compte rendu de la visite en France des dirigeants de l’association (Président et SG) au début du mois de novembre a fermé le rapport

Assemblée générale du 26 novembre 2011 : création de la section d’Antananarivo

La section du grand Antanananarivo a été créée à l’issu de l’assemblée générale du 26 novembre 2011 au siège du Comité de Solidarité de Madagascar.

Voici les membres du bureau :

Président : Rajerison Richard ; Vice-président : Jaozandry Niry ; Trésoriers : Randrianjakoto Jules, Rakotoarivelo Veroniaina ; Secrétaire : Ramanankatsoina Lutécia ; Conseillers : Andriatefinanahary Guy, Razafindrakoto Simon, Rakotondrazafy Alphonse, Rabesahala Jean-Luc, Docteur Razafimahay Antoinette, Randrianasolo Raharison Andrianandrasana.

« Le Bureau de la Section Antananarivo vient d’être officiellement constitué, regroupant le grand Antananarivo (Renivohitra, Atsimondrano et Avaradrano). Jeunes et techniciens, les membres de ce nouveau bureau seront la force du Comité dans la réalisation de ses activités. Je suis convaincu, que chaque pas que la section fera, portera l’empreinte de la devise du Comité, à savoir, œuvrer dans la Justice et la Paix tout en respectant la Liberté », explique Rajerison Richard, Président de la section Antananarivo

Mémoire : Gisèle Rabesahala contre l’injustice

Justice sociale et liberté. Un but ultime que Gisèle aurait souhaité atteindre tout au long de sa vie. De quelle justice sociale parle-t-on ? On peut commencer par les droits fondamentaux qui permettent à chaque être humain de garder toute sa dignité. Un but pour lequel elle a considéré que la solidarité est le meilleur moyen de l’atteindre.

Pour Gisèle, il ne peut y avoir de liberté si l’on ne mange pas à sa faim, si l’on n’a pas un logement décent, si l’on n’a pas un travail décent, si l’on n’a pas les moyens de se faire soigner, si l’on n’a pas les informations nécessaires pour faire un choix éclairé, si les femmes ne jouissent pas encore des droits qui leurs sont dus. Gisèle ne peut tolérer une injustice. Elle se lève pour la dénoncer. Elle appelle à la solidarité pour la réparer.

Ses 61 ans de lutte confirment cette quête et cette lutte. En témoignent les héritages qu’elle a laissés : entre autres les écoles pour les populations vulnérables, les centres de santé accessibles à tous, le soutien aux plus démunis, le journal pour se tenir informé.

Tant qu’il y a un monde de "riches" et un monde de "pauvres," un monde de ceux qui détiennent le pouvoir et un monde de ceux que l’on garde dans l’ignorance, un monde de pouvoir pour les hommes et un monde d’oppression pour les femmes, la lutte de Gisèle reste inachevée.

Zoé n’est plus

Le Comité de Solidarité est en deuil, car il vient de perdre Rajaofetra Zoé Pascal le 12 décembre 2011. Membre du bureau national, il était également le directeur de l’école Fifanampiana Sainte-Marie Antananarivo.


Kanalreunion.com