Madagascar

Irina a fait 65 morts à Madagascar

Serons-nous solidaires de l’île sœur ?

Céline Tabou / 7 mars 2012

La tempête tropicale Irina a fait au moins 65 morts et plus de 73.000 sinistrés à Madagascar, ont annoncé lundi 5 mars les autorités du Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC). Selon ces dernières, les victimes viennent en grande majorité des districts de Farafangana et de Vangaindrano, dans le Sud-Est de l’île.

Irina, qualifiée de « tempête tropicale modérée » par les autorités, est la seconde tempête meurtrière de la saison. En effet, Giovanna avait fait 35 morts, 284 blessés et près de 250.000 sinistrés. De plus, 70.000 habitations ayant été totalement ou partiellement détruites, a indiqué le BNGRC.

Désolation face aux dégâts

Deux semaines après le passage de Giovanna, Irina a semé la désolation et l’amertume chez les Malgaches. Avec des vents dépassant les 120 km/h et des pluies atteignant 150 mm en montagne, Irina est entrée dimanche 4 mars vers 15 heures (locales) dans la commune de Fanambana, un peu au Sud de Vohémar. Des localités des hauts-plateaux du centre du pays n’ont pas été épargnées par les inondations et glissements de terrain.
« Notre priorité est la reconstruction et l’accès à l’eau potable pour éviter la prolifération de maladies. Les hôpitaux et centres de santé de Brickaville et de Vatomandry sont sur la liste », a indiqué au site “AfriSCOOP” un administratif. De plus, selon les sources gouvernementales, la tempête a affecté plus de 75.000 enfants avec la destruction de leurs écoles, et le réseau de distribution d’électricité devrait être perturbé pendant plusieurs semaines.

D’après la Croix-Rouge malgache (CRM), la plupart des acteurs sont « mobilisés pour répondre au cyclone Giovanna et les capacités disponibles sur place sont limitées. En particulier un manque de médicaments et de kits WATSAN (seaux, jerrycans, savons, chlore) ». Cette situation complique l’aide et les secours sur place qui doivent faire face à de nouveaux problèmes. Les accès par voies routières, ferroviaires et fluviales sont très limités. La CRM a indiqué qu’il n’y avait pas d’accès à partir de la capitale et le rétablissement de l’accès par voie routière est estimé à plus d’une semaine.

La zone touchée par Irina

Pays voisin également touché, au Mozambique, Irina a fait 1 mort durant le week-end. « Un vieillard a été tué dans la province de Gaza (Sud du Mozambique) par un arbre qui s’est abattu sur le toit d’une maison », a précisé Rita Almeida, porte-parole de l’Agence nationale mozambicaine des catastrophes. La tempête a par la suite poursuivi sa course vers le Sud le long de la côte sud-africaine, a précisé un porte-parole du gouvernement, Vernon Mchunu.

L’Afrique du Sud n’a pas été épargnée par Irina, qui a touché la ville sud-africaine de Durban. Les plages ont été interdites, car les vagues ont atteint trois mètres de haut, et tous les bateaux ont reçu ordre de rester au port, a précisé un responsable municipal, Thabo Mofokeng. Selon les observateurs, la dernière grosse tempête tropicale qui a frappé l’Afrique du Sud remonte à janvier 1984, lorsque le cyclone Domoina avait tué 214 personnes et fait plus de 100 millions d’euros de dégâts.

Céline Tabou


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