Madagascar

La COI et l’élection présidentielle à Madagascar

Situation politique dans la Grande île

Témoignages.re / 20 août 2013

Dans un déclaration signée par son secrétaire général Jean-Claude de L’Estrac, la Commission de l’océan Indien « se félicite de la décision de la Cour Electorale Spéciale de Madagascar qui ouvre la voie à l’organisation prochaine d’élections présidentielles et législatives après de longues années de crise politique ». Cette décision a exclu 8 candidats, dont Andry Rajoelina, Laloa Ravalomanana et Didier Ratsiraka.

« La Commission de l’océan Indien se félicite de la décision de la Cour Electorale Spéciale de Madagascar qui ouvre la voie à l’organisation prochaine d’élections présidentielles et législatives après de longues années de crise politique.

Même si cette décision était fortement attendue par la communauté internationale, la COI se plait à souligner que ce sont des institutions malgaches qui ont décidé souverainement de ce retour à l’ordre juridique et constitutionnel qui permettra de tenir des élections internationalement reconnues.

La COI a contribué activement à la résolution de la crise politique et n’a jamais cessé, tout au long de la médiation internationale, de veiller au respect de la souveraineté de Madagascar et de faire confiance aux institutions de ce pays.

Au cours des derniers mois, depuis la signature de la Feuille de Route le 17 septembre 2011, largement facilitée par la participation du président du Conseil de la COI, le ministre des Affaires étrangères mauricien, Arvin Boolell, et du Secrétaire général Callixte d’Offay, nos participations aux travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition (CENIT), les rencontres organisées sous l’égide du président seychellois, James Michel, entre les deux principaux protagonistes de la crise, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, la contribution significative de nos Etats membres au Projet d’ Appui au Cycle Electoral de Madagascar (PACEM), la nomination de l’ambassadeur Claude Morel, représentant permanent de la COI à Antananarivo, nos propositions aux réunions du Groupe de contact international ont été l’expression continue de notre solidarité et de notre engagement aux côtés du peuple malgache.

Nous espérons que tous les acteurs politiques respecteront les lois de Madagascar en permettant aux électeurs de choisir enfin, et dans la sérénité, leurs représentants dans la longue liste de candidats qui s’apprêtent à briguer leurs suffrages.

Le peuple malgache mérite en effet de reprendre rapidement la voie du progrès et de la croissance dans la démocratie et l’Etat de droit, pour son propre bien et celui de toute l’Indianocéanie. »


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