Madagascar

Madagascar au cœur des débats de la SADC

Céline Tabou / 19 août 2011

Le 31ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est ouvert mercredi 17 août à Luanda, en Angola. A cette occasion, le président angolais Eduardo dos Santos a souhaité que cette rencontre de 15 chefs d’État contribue à la paix et à la démocratie dans cette région secouée par plusieurs crises.

Eduardo dos Santos a pris formellement la présidence de la Communauté de développement de l’Afrique australe et a affirmé que ce Sommet devrait « permettre d’harmoniser (les) positions sur des questions d’actualité qui pourraient avoir un effet négatif sur la paix et la stabilité nécessaires au développement durable et à la consolidation de la démocratie ».

Le cas de Madagascar débattu

Pour Madagascar, les chefs d’État de la SADC ont approuvé en juin une feuille de route devant préparer des élections. Celle-ci devrait permettre au pays de sortir de la crise, qui dure depuis le renversement en mars 2009 du Président Marc Ravalomanana par le maire de la capitale, Andry Rajoelina, avec le soutien de l’Armée.

La date pour la signature de la feuille de route a été fixée lors de ce Sommet qui a pris fin le 18 août. L’émissaire pour la SADC, Leonardo Simao, avait d’ailleurs déjà annoncé que le sort de ce document dépendait entièrement de ce Sommet. La SADC n’a pas été la seule instance à prendre la décision, puisque la Troïka et l’Union africaine ont également débattu sur la question.

Leonardo Simao a insisté, dans une lettre destinée aux représentants de la SADC, sur le fait qu’« un appareil électoral élargi, indépendant et restructuré avec les Nations unies, doit être d’abord mis en place », renvoyant les élections à une période encore indéterminée. « Notre avis, c’est de reporter les élections jusqu’à ce que cet appareil électoral, dont un certain niveau technique, soit mis en place », a noté Leonardo Simao.

CT


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