Madagascar

Madagascar dévasté par Giovanna

Un an après Bingiza

Céline Tabou / 16 février 2012

Classé catégorie 4, le cyclone Giovanna s’est abattu mardi 14 février à 1h (22h GMT lundi) par la côte est au niveau de Brickaville, à Madagascar. Le cyclone accompagné de pluies et vents violents a traversé tout le pays pour finalement ressortir par l’ouest de la Grande Ile.

Chaque année, Madagascar connaît une saison cyclonique intense, de novembre à février. Celle-ci fait des victimes tous les ans. En 2010, la tempête tropicale Hubert avait causé la mort d’au moins 83 personnes, sans compter 34 disparus et près de 187.000 sinistrés. Quelques mois plus tard, février 2011, le cyclone Bingiza avait traversé le Nord pour ensuite faire demi-tour et traverser le sud de l’île faisant au moins 34 morts, 11 disparus et 216.000 sinistrés. Cette année, le bilan risque également d’être lourd, surtout matériel.

Selon les dernières nouvelles, le bilan reste encore incertain, mais celles-ci font état de cinq morts et de nombreux sinistrés, parmi lesquelles des familles qui ont tout perdu. Les dégâts matériels concernent principalement les routes nationales qui ont été coupées, des poteaux d’électricité tombés, des arbres déracinés, des bâtiments endommagés et des panneaux publicitaires pliés par le vent.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et les autorités de Madagascar ont débuté mardi 14 février une opération d’urgence humanitaire, suite aux dégâts faits par le cyclone Giovanna. D’après un communiqué de presse des Nations Unies : « De la côte Est nous avons reçu des informations sur les dommages et les pertes en vie humaine causées par des vents forts et des inondations », a indiqué le Coordonnateur d’urgence de l’UNICEF à Madagascar, Dominic Stolarow.

Les organisations non gouvernementales et l’UNICEF ont commencé à acheminer des vivres d’urgence et à venir en aide aux enfants affectés. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a entreposé des stocks d’aide d’urgence pour 65.000 personnes ainsi que des kits scolaires pour plus de 45.000 enfants.

Le prochain bilan sera établi et divulgué dès que les communications seront rétablies, ont annoncé les autorités. Les inquiétudes portent sur les bas quartiers de la capitale, Antananarivo, ceux-ci sont sensibles aux inondations, et n’ont pas été épargnés par les intempéries. Des inondations, causées par les pluies diluviennes, ont détruit des villages entiers. "Le cyclone a été un gros problème, le vent a emporté une partie de mon toit, l’eau est entrée de partout. Mais ici, la vie est difficile tous les jours, surtout dès qu’il y a de la pluie. Ce n’est pas seulement quand il y a un gros cyclone qu’on est inondé", a témoigné Frankie, un habitant de la capitale, cité par RFI.

 Céline Tabou 


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