Madagascar

Madagascar peut tirer un meilleur profit de ses activités maritimes

Relations avec l’Union européenne

Témoignages.re / 10 juillet 2012

Madagascar se fait-elle flouer dans ses accords de pêche avec l’Union européenne ? C’est ce qu’affirme une équipe de chercheurs de l’Université de Vancouver au Canada. Avec Blue Ventures, une association qui travaille dans la conservation marine à Madagascar, ils préconisent l’établissement d’un cadre plus équitable, pour que la Grande île profite davantage de ses ressources halieutiques, l’un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises.

Selon cette étude publiée dans le journal Marine Policy, les quotas de pêche ont augmenté de 30% depuis 25 ans, alors que les droits de pêche ont diminué.
Résultat : les revenus annuels de Madagascar dans le secteur du thon ont baissé de 90% entre 1986 et 2010, si l’on tient compte de l’inflation et de la dévaluation de la monnaie nationale par rapport au dollar. Et même sous l’angle européen, la valeur réelle des contributions des armateurs a baissé depuis 25 ans.
Ces calculs amènent à penser que les compagnies privées européennes sont les grandes gagnantes de ces accords de pêche. Tandis que l’Etat malgache est le grand perdant, même s’il bénéficie en contrepartie d’une aide au développement du secteur.
Pour les auteurs, il faut revoir le système, pour mieux protéger les ressources qui diminuent. Il faut aussi recalculer les quotas et la part des coûts supportés par les entreprises européennes, pour augmenter jusqu’à cinq fois le revenu de Madagascar sur la pêche.
Au mois de mai, un nouveau protocole d’accord a été paraphé pour les années 2013 et 2014. Il prévoit une augmentation des quotas, « sans préjudice » pour la pêche nationale, et « dans l’intérêt des deux parties », avait alors assuré l’Union européenne.

(Source RFI)


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