Madagascar

Nouvelle montée des eaux à Antananarivo : 14 morts et 40 000 personnes sinistrées

Catastrophe à Madagascar

Témoignages.re / 28 février 2015

Plate-forme d’Intervention Régionale pour l’Océan Indien (PIROI) rend compte de l’étendue des dégâts dans un communiqué diffusé hier.

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La digue a cédé. (photo Madagascar Tribune)

Les plaines du Grand Tana à Madagascar ont été particulièrement affectées par des pluies abondantes depuis le 14 février, impactant principalement les régions d’Analamanga et l’Alaotra Mangoro. En plus de la montée des eaux, ces fortes précipitations ont causé des glissements de terrain, ayant entrainé la mort de 14 personnes.

Les inondations dans l’agglomération d’Antananarivo se sont aggravées ces derniers jours, suite à la rupture de la digue de Sisaony, et une alerte rouge (danger déclaré) est en vigueur depuis 8h ce jour. Le bilan provisoire du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), vendredi 27 février à 12h, fait état de près de 40 000 personnes sinistrées. A Antananarivo, 19 000 personnes ont été contraintes de se déplacer. 8500 hectares de rizières sont inondées et plus de 600 habitations endommagées, voire détruites. Le bilan risque de s’alourdir au cours des prochains jours.

Selon la Météo malgache, l’activité orageuse positionnée au dessus du Centre-Est et du Nord-Est de Madagascar, occasionnera un cumul de précipitations tout au long des prochaines 48h. Vingt-deux communes sont en alerte maximum et l’évacuation des populations résidentes pourrait être nécessaire si la situation continue de se dégrader. Pour faire face à la catastrophe, la Croix-Rouge malgache (CRM) a déployé ses secouristes sur le terrain. Environ 80 abris d’urgence ont été construits dans 28 sites à Grand Tana à l’aide de matériel (kits outils et bâches plastique) provenant des entrepôts PIROI de Tana et de La Réunion. L’opération de secours doit s’intensifier dans les prochains jours. Soutenus par le siège de le CRM à Tsaralalana, les volontaires diffusent des messages de vigilance dans les zones à risques et poursuivent l’évaluation multisectorielle aux côtés du BNGRC.


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